Debout sur le Zinc : vous reprendrez bien une tournée ?!
Écrit par la rédac' Vendredi, 19 Novembre 2010 12:23
Nous avons testé pour vous (trois fois - dont le 30 octobre dernier dans le Morbihan, voir photo) l'époustouflante prestation scénique du groupe - injustement méconnu ? - Debout sur le Zinc et nous n'avons qu'une chose à vous dire : ne ratez surtout pas leur prochain passage près de chez vous...Ces dernières années, certains d'entre vous ont peut-être fait partie des happy few à Joué-les-Tours, Saint-Pierre des Corps, Blois, Orléans ou Bourges, à goûter au nectar distillé par ces sept musiciens aussi éclectiques qu'électriques, aussi élastiques qu'acoustiques ! Et ils ont bien fait d'en profiter : à part une brève apparition à l'excellent festival des Courants à Amboise en juillet dernier, ils ne sont pas venus par chez nous en 2010 et aucune date ne se profile à l'horizon début 2011...
Entre pop “clean”, chanson à texte, musique yiddish, tzigane, orientale, DLSZ enchaînent les mélodies et les mots doux-amers sans répit pendant près de deux heures, face à un public jamais rassasié de tant de joie de vivre.
Malgré des textes souvent mélancoliques, voire carrément crus et désabusés sur nos mésaventures quotidiennes, des rayons de lumières viennent toujours remettre sur le comptoir ce qu'il faut d'optimisme et de poésie. Debout sur le Zinc, c'est de l'énergie pure, une variété musicale sans fin, des voix chaleureuses et posées et des textes qui oscillent en permanence entre différents genres sans jamais tomber dans les pièges tendus par chacun : ni trop gnan-gnan, ni trop critiques, ni trop cyniques, ni trop engagés, ni trop revendicatifs, ni trop noirs, ni trop plaintifs... ni trop “chanson française un peu chiante”, genre très courant depuis quelques années !
Bref, une vraie gageure côté écriture et un véritable feu d'artifice côté musique (les instruments et les musiciens virevoltent dans tous les sens du premier au dernier morceau) et côté communication avec le public, c'est l'apothéose : le bonheur de DSLZ est contagieux et d'autant plus authentique et crédible qu'il s'appuie sur des textes où les épreuves de la vie sont clairement mises en avant.
La gouaille et la dégaine de vieux copain d'enfance de Simon emmènent le reste du groupe et le reste de la salle dans une ambiance bon enfant sans jamais tomber dans la niaiserie habituelle des groupes qui font taper le public dans ses mains en chantant “na na na na”.
C'est un mystère, mais force est de reconnaître qu'au bout d'une heure de concert, même les plus réticents à la “chanson française” (terme réducteur pour décrire DSLZ, mais bon...) finissent par se prendre au jeu, entraînés par un tourbillon de saveurs et par une simplicité déconcertante.
Trompette, banjo, violon, guitares, contrebasse, percussions, accordéon... C'est tout un pan de la musique d'Europe de l'Est et d'Afrique du Nord qui s'invite sur scène et dans les disques de ce septet parisien. Le mélange des genres élevé au rang d'art majeur par des anciens copains de lycée formant un groupe de rock et s'alliant, en 1995, avec un groupe de folk irlandais. Leur premier album date de 1999.
Un autre mystère les entoure : quand on voit sur leur site le nombre de concerts qu'ils ont faits ces 4 dernières années et quand on demande autour de nous qui les connaît, il y a comme un... gouffre ! En effet, pas grand monde ne les connaît finalement. Si c'est votre cas, il est grand temps de les découvrir.
> http://www.dslz.org/
> http://www.deezer.com/en/index.php#music/debout-sur-le-zinc/de-charybde-enscylla-353882











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