Et la musique, vous la mangez comment ? > Deezer & MySpace (article 5/6)
Écrit par la rédac' Mercredi, 01 Décembre 2010 11:06
Jeunes O'Centre vous propose une réflexion sur la manière de “consommer” la musique aujourd'hui et demain, à travers une série d'articles hebdomadaires, que nous vous encourageons à compléter de vos commentaires (constructifs, please !).Réduire le temps. Encore et toujours. Vous composez un morceau, vous en êtes content, vous ouvrez un compte MySpace et vous postez votre morceau. Vous balancez un lien sur Facebook : vos 289 “amis” peuvent potentiellement écouter votre morceau dans les heures qui suivent.
Ajoutez à ça un petit e-mailing bien ciblé auprès des médias et des maisons de disques et, si vous avez un tant soit peu de talent (et de chance), dans les deux ou trois jours qui suivent votre morceau peut tourner en boucle dans les bonnes rédactions jusqu'à ce que vous receviez un coup de fil... Vous êtes le nouveau buzz !
Bienvenu dans le monde merveilleux de MySpace et des carrières fulgurantes (dans le bon ET le mauvais côté des choses, elles commencent vite et se terminent aussi vite), inimaginables il y a encore dix ou quinze ans, période préhistorique où les meilleurs auteurs-compositeurs de la terre restaient inconnus jusqu'à la mort. Aujourd'hui, même les plus nazes peuvent être visibles et audibles ; exister, donc.
Etape suivante, quelques mois plus tard : votre premier album est dans le commerce et, donc, sur Deezer en accès libre et gratuit, mais certes, entrecoupé de pubs. De l'autre côté de la barrière, l'auditeur fauché peut vous écouter en boucle en “streaming” (écoute en ligne sans possibilité de télécharger le fichier sur son disque dur, pour faire court) sans dépenser le moindre centime.
Résultat, vous non plus, vous ne gagnez rien, mais vous avez peut-être un futur “client” qui voudra un jour acheter un ou deux de vos morceaux sur I-Tunes ou, qui sait, votre album en “chair et en os” dans un magasin de disques (un quoi ?!).
Deezer (et quelques concurrents pour l'instant un peu écrasés par le grand frère) est, n'ayons pas peur des mots, une véritable révolution culturelle. Au fur et à mesure de vos écoutes et de vos découvertes, vous pouvez créer des playlists stockables indéfiniment et accessibles de partout (ou presque, l'abonnement mensuel payant commence à devenir plus ou moins incontournable, notamment sur les smartphones...).
En gros, votre discothèque en ligne et quasiment gratuite. Dématérialisation totale, puisque non seulement les étagères de votre chambre ou de votre studio ne croulent plus sous les CDs, mais en plus votre disque dur est lui aussi léger comme l'air.
Un autre bon côté, vous pouvez partager vos listes, créer des listes participatives où chacun des membres ajoute ses trouvailles du moment. A une époque où nos amis les plus chers habitent parfois à 500 km de chez soi, c'est tout simplement... fabuleux.
Pour les groupes peu connus, être sur MySpace et Deezer sont des présences indispensables : musique accessible par tous à tout moment. Mais malheureusement cette facilité dans la diffusion a ses revers, à commencer par la “noyade dans la masse” des dizaines de milliers de groupes référencés se retrouvant en “compétition”....











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