Retrouvez JeunesOCentre sur Facebook (nouvelle fenêtre) Suivez JeunesOCentre sur Twitter (nouvelle fenêtre) Regardez la chaîne JeunesOCentre sur Youtube (nouvelle fenêtre)

Radio Lycée Saison 4

CRJ - Agir, dialoguer, proposer - Parce que c’est avec vous que se construit l’avenir, devenez membre de la Conférence Régionale de la Jeunesse !

CRJ - Tout sur la Conférence régionale de la Jeunesse - Accès à la rubrique dédiée

Sondage du moment - Clique ici et donne ton avis

Tous les contacts

Sondage du moment

Votre participation à l'élection présidentielle ?

Votre sélection







Résultats

www.jeunesocentre.fr

lycéens-apprentis-étudiants

Vous êtes ici :  Accueil Musique O'Centre Interview exclusive : Goldigger, de l’or dans les machines !

Interview exclusive : Goldigger, de l’or dans les machines !

2 Votes - 90 % de votes positifs

Il existe environ 12 650 raisons possibles de rater son bac, dont le célébrissime «mon chien a mangé tous mes cours en pleines révisions». Un certain Marc-Antoine, lycéen à Joué-les-Tours (37), DJ repéré par Les Inrocks, avait commencé l’année scolaire 2010-2011 par une soirée CQFD Party à Caen. Forcément, il était mal parti...

 

«Après des mois de travail et de réflexion, j’ai véritablement lancé le projet Goldigger pendant le printemps 2010. Quelques mois plus tard, je faisais les inter-plateau, puis une after au Bus Palladium au Festival des Inrocks à La Cigale à Paris.»

Visiblement amusé, mais content de son succès fulgurant, Marc-Antoine Goldigger enflamme un dance floor en trois minutes, mais sait garder la tête froide et relativiser. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ce n’est pas parce que les Inrocks vous déroule le tapis rouge sur deux ou trois jours que votre carrière musicale est assurée.

«Mon objectif numéro un pour les prochains mois, c’est d’avoir mon bac ! Evidemment, je ne vais pas arrêter de travailler mes mixes, ni de faire quelques soirées, mais je vais ralentir et surtout me consacrer au peaufinage de mon futur premier EP.»

Pas facile, quand on travaille dans l’instant et la spontanéité des soirées, de fixer définitivement quelque chose sur disque. 

Au départ, Goldigger est un pré-ado comme les autres et ne passe pas forcément tout son temps à écouter des disques. C’est vers l’âge de 12/13 ans que tout commence à basculer : il découvre le rap américain et se met à en consommer sans aucune modération. 

Détail... de taille : c’est son frère qui lui passe un logiciel de mix à 16 ans et demi et influence ses goûts en lui faisant écouter un peu autre chose : Justice, Yuksek, Don Rimini... Son frère qui n’est autre que le chanteur du groupe Divine Paiste, que nous avons interviewé dans ces colonnes début 2010.

«J’ai vite commencé à bidouiller pendant des heures avec ce logiciel et j’ai découvert tout naturellement le mix. Très vite, je me suis mis à intervenir de plus en plus souvent dans des soirées privées à droite et à gauche, chez des amis d’abord, puis chez des amis d’amis. Je reste avant tout un DJ , basculer du mix à la composition n’est pas évident»

Touché par la grâce et laissant son talent exploser, Marc Antoine devient Goldigger en quelques mois et fait son premier vrai set en mai 2010 au club de la fameuse salle de concert Clermontoise La Coopérative de Mai.

Peaufiné de mois en mois, le style Goldigger donne déjà toute sa saveur dans une mixtape à la puissance hallucinante, écoutable sur SoundCloud (lien ci-dessous) et laisse augurer de beaux lendemains. Sans jouer sur les mots indéfiniment, parlons ici directement de «techno», et non d’électro, ce mot politiquement correct et fourre-tout.

En bavardant autour d’un café avec le bonhomme, on voit bien vite qu’il aime avant tout s’amuser, et que son jeu préféré est sans doute le fameux «je te mixe/tu me mixes» qui consiste à poser sa patte sur les morceaux des autres et à se faire remixer les siens par ces mêmes «autres». Le premier qui rira aura une tapette.

Soyons clairs : la musique de Goldigger est sacrément musclée, et avant tout taillée pour les dance-floors, pas pour la chaîne hi-fi du salon de vos parents. Ou alors, il faut les envoyer en week-end à la mer avant d’appuyer sur Play. Goldigger n’y va pas avec le dos de la cuiller et mixe sans arrière-pensée ni calcul, comme si rien n’avait été fait avant. De la à dire qu’il réinvente le genre 20 ans après, il n’y a qu’un pas...

Cette fausse naïveté fonctionnant à merveille grâce à son jeune âge, Goldigger avance tranquillement et son côté «passe-ton-bac-d’abord» brouille les pistes avec son air angélique. Car, prenez garde : dès qu’il passe derrière ses machines, c’est un monstre !

Avec les ingrédients déjà présents aujourd’hui, nul doute qu’en continuant à creuser encore ce filon, à mi-chemin entre le meilleur son des DJs anglais des années 90 et celui de leurs cousins de Chicago, et à des kilomètres de la French Touch, Goldigger peut se lécher tranquillement les babines : s’il sait apparaître où il faut quand il faut (ce qui fait aussi partie du talent, dans ce domaine) dans les mois et les années à venir, il pourra sans problème rivaliser avec les plus grands.

> Le morceau «Heads or Tails» sur SoundCloud : http://soundcloud.com/goldigger/heads-or-tails

> La déjà légendaire «Mixtape for Cultural Fervent», également sur SoundCloud : http://soundcloud.com/goldigger/mixtape-for-cultural-f

Il n'y a aucun commentaire pour cet article

Ajouter un commentaire

D'autres articles traitant du même thème :

FaceStival #1 : vous étiez au Printemps de Bourges !

Lancement d'une nouvelle rubrique au Printemps du Bourges : dans le public des concerts, nous chassons le jeune pour lui tirer le portrait et lui poser quelques questions très simples : Qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Où étudies-tu ? Que fais-tu...

FaceStival #3 : vous étiez au Printemps de Bourges !

Lancement d'une nouvelle rubrique au Printemps du Bourges : dans le public des concerts, nous chassons le jeune pour lui tirer le portrait et lui poser quelques questions très simples : Qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Où étudies-tu ? Que fais-tu...

FaceStival #2 : vous étiez au Printemps de Bourges !

Lancement d'une nouvelle rubrique au Printemps du Bourges : dans le public des concerts, nous chassons le jeune pour lui tirer le portrait et lui poser quelques questions très simples : Qui es-tu ? Quel âge as-tu ? Où étudies-tu ? Que fais-tu...

En direct du Printemps de Bourges 2012: Notre dernière journée, le samedi

Réveil à 8h, super motivé pour cette longue journée prometteuse. Il faut en profiter : c'est la dernière, départ demain dimanche !

En direct du Printemps de Bourges 2012: jour 3

Notre troisième journée : le vendrediComme il fallait accompagner quelqu'un de notre équipe au train de 8h14 à destination de Tours, il a fallu se lever à 7h30 ! Quelque part, cela nous a rendu service : un bon bol d'air frais, rien de tel pour...

PDB 2012: Barbara Carlotti, grande dame nature.

Interview exclusive Jeunes O'CentreComme on travaille dur dans notre rédaction, on ne s'est pas contentés d'une interview classique : on a ré-écouté les albums de Barbara Carlotti et on a sélectionné quelques phrases qu'on a lues à la...

PDB 2012: Charlie Winston : la vie à pleines dents

En revisitant sans hésiter quarante ans d'histoire de la musique (on pense tour à tour à Supertramp, U2, Phil Collins, Bruce Springsteen, Lenny Kravitz et à de grands crooners anglais et américains), ce prodige de 34 ans a rassemblé les goûts...

En direct du Printemps de Bourges 2012: en coulisses >> Les mystères de la Salle de Presse

Imaginez-nous un instant : accroupis devant une chaise sur laquelle notre ordinateur est posé. D'un côté un fil qui va au courant, de l'autre un qui nous relie à internet (comment ça, y' a pas de wifi ?), cordon ombilical du rédacteur moderne....

En direct du Printemps de Bourges 2012: jour 2

La pluie ni la fatigue ne nous auront : ce Printemps est humide, mais délicieux. Une programmation... comment dire, trop... complète et intense. On vous raconte tout (ou presque) de notre deuxième journée.

PDB 2012: Selah Sue, la plus belge pour aller danser

Modeste, la jeune artiste flamande nous déclare en interview qu'après tout elle n'a fait qu'un album. Certes, mais quel album ! Et quelle présence sur scène ! Digne héritière d'une Aretha Franklin passée par la case dub, Selah Sue a hier soir...