Le concert au bout du chemin
Écrit par la rédac' Jeudi, 06 Octobre 2011 20:38
A mi-chemin entre la rave party sauvage et la chasse au dahu, le concept rigolo de l’association Bocal Mazik, justement intitulé Mazik au Village, consiste à organiser des concerts chez des gens à la campagne, dont le lieu est tenu secret jusqu’au dernier moment. Nous avons testé pour vous.
Evidemment, lorsque vous êtes à l’heure pile dans le bourg de Saint-Antoine du Rocher, un charmant village au nord de Tours, et qu’à part quatre ou cinq clients au café de la place, il n’y a pas âme qui vive, vous commencez à croire à une annulation de dernière minute ou à une mauvaise blague.
Après deux tours de pâtés de maison dans l’obscurité, on aperçoit enfin un petit panneau et on se souvient d’un coup que sur l’affiche c’était bien marqué un truc du genre «lieu du concert fléché depuis le bourg». Ouf. On s’éloigne du village, on recroise la voiture rouge de toute à l’heure qui va dans le sens inverse, on sourit intérieurement en se disant qu’on arrivera avant eux, na na nère !
Mais au carrefour suivant, on ne voit pas de panneau, un doute nous envahit d’un coup, d’autant plus que la voiture blanche qu’on pensait avoir semée 10 minutes avant, débouche sous notre nez et s’engage avant nous. Après deux ou trois fausses pistes et autant de demi-tours, nous voilà à l’approche d’un champ rempli de voitures. Yes! On y est !
Dans la pénombre on distingue une belle longère (maison typiquement tourangelle tout en longueur) et quelques arbres fruitiers. Des messieurs nous font signe d’avancer et de nous garer en marche arrière près d’un petit chapiteau. Nous payons notre entrée (6 euros) aux dames de l’association Bocal Mazik et nous voilà assis sur un banc, les pieds dans l’herbe, sous le fameux petit chapiteau.
Pendant les quelques minutes d’attente des retardataires (il y a en a forcément, vu le principe), on a le temps d’observer la faune bigarrée qui nous entoure : des ados, des enfants, des bébés même, des papis et des mamies, des gens habillés en décontracté, d’autres qui ont fait un petit effort vestimentaire pour l’occasion ; ça papote sec dans tous les coins et ça rigole pas mal.
La suite, on vous la raconte dans l’article sur les Sœurs Moustaches, passons donc directement à la fin du concert. Ah oui, on a oublié de vous dire : le principe c’est aussi d’apporter quelque chose à boire ou à manger, pour le repas qui suit systématiquement le concert. A notre arrivée, une bénévole a voulu me débarrasser de mon appareil photo, pensant sans doute qu’il s’agissait d’un clafoutis. Oups ! La honte, on avait oublié cette règle du jeu...
A la fin, après l’achat et la dédicace du CD du groupe, nous voilà avec notre beau verre Bocal Mazik consigné à faire la causette avec des inconnus forts sympathiques et visiblement contents d’être là , à se servir à boire et à manger.
Sur les tables, c’est le festin : imaginez une centaine de personnes qui rapportent chacune une chose à manger, sucrée ou salée, généralement faite maison... Un vrai délire, dommage que nous ayons mangé avant de partir !
Lorsque nous avons quitté le jardin de Laurent et Valérie, nous avions cette curieuse impression de partir de chez des potes, après avoir vu un super groupe qu’on aurait normalement été voir dans une salle de spectacle plutôt grande, en ville. Une expérience très agréable, qui a lieu le premier samedi de chaque mois.
Tenez-vous prêt, ces petites soirée se jouent bien souvent à guichet fermé : réservation obligatoire et à anticiper au maximum !
Approfondir
> http://www.bocalmazik.com/mazik.html











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