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Val de Loire - Patrimoine Mondial

Le bac français, mode d’emploi, partie 1/2 : l’écrit

lycéenPlus le temps passe, plus la date fatidique approche... Les épreuves anticipées de français du baccalauréat sont une occasion rêvée de “répéter” avant le grand saut l’année suivante. Composé de deux épreuves assez différentes, le bac français exige une certaine méthode et des connaissances, mais ce n’est pas non plus une montagne infranchissable ! D’un côté c’est cool parce que ça soulage un peu l’anné de Terminale, mais d’un autre côté ça fait un gros examen à préparer dès la Première. Côté niveau exigé, oubliez le gentil brevet des collèges : le bac français, c’est du lourd. Que ce soit dans l’analyse du sujet, dans la construction de votre plan comme dans le contenu et le style de votre copie, il faut assurer à fond pour attaquer la Terminale avec un capital de point toujours bon pour le moral.

Premier aspect vital : bien connaître la structuration des deux épreuves, l’oral et l’écrit. Ah oui, pour ceux qui sont vraiment à l’ouest il faut DEJA savoir qu’il y a un oral ET un écrit, ça peut servir !

L’épreuve écrite se décompose en deux parties, une sur 4 points qui consiste à répondre à une ou deux questions d’ensemble sur un groupe de textes choisis autour d’un thème commun. Puis une seconde sur 16 points : là, vous avez le choix. Et souvent l’embarras du choix d’ailleurs.

Il faut bien connaître les trois différents types de sujets proposés : le commentaire de texte, la dissertation et l’écriture d’invention. Et surtout, s’intéresser toute l’année aux trois. Beaucoup trop  d’élèves misent tout sur le commentaire de texte, souvent jugé “plus facile.” C’est un leurre : d’une part, ça dépend vraiment du texte, d’autre part, comme c’est ce que la majorité des gens choisissent, il est d’autant plus difficile de sortir du lot !

Chaque sujet a ses défauts et ses avantages propres. Leur seul point commun : le spectre du hors-sujet qui rôde en permanence. Il serait vraiment dommage que vous arriviez dans la salle le jour de l’examen en sachant que quoi qu’il arrive vous “prendrez le commentaire.”C’est un peu comme aller au restau sans regarder le menu.

Le commentaire permet de s’appuyer sur quelque chose (un texte), mais au risque de faire une analyse linéaire banale qui paraphrase le texte et endort l’examinateur au bout de 3 minutes. Il nécessite non seulement de savoir dégager des problématiques et des thèmes porteurs et de ne se servir du texte que pour les illustrer,

mais il faut aussi savoir être “pertinent et synthétique”. Ce sont des mots un peu savants, mais décrivant des compétences accessibles à tous : ne vous laissez pas impressionner !

La dissertation est une bête noire qui ne fait peur qu’à ceux qui la craignent, souvent sans la connaître vraiment. On ne se repose sur rien d’autre que sur ses connaissances du programme, un peu sur le groupe de textes et sur ses capacités à avoir une vision d’ensemble de la problématique proposée. Casse-gueule certes, mais le sujet proposé a quasiment toujours été abordé pendant l’année... Donc une bonne attention en classe et de solides révisions peuvent payer.

L’écriture d’invention a ses règles bien à elle. Si vous les maîtrisez bien, votre imagination fera le reste. C’est un sujet d’une grande liberté par rapport aux deux autres, mais gare à ceux qui se laisseraient emporter par une fièvre littéraire et se prendraient subitement pour une réincarnation de Hugo ou Rimbaud ! Invention ne veut pas dire “grand n’importe quoi”, mais ça reste un exercice plutôt ludique qui vous laisse une marge de manoeuvre appréciable...

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