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Vous êtes ici :  Accueil Actus et reportages Un regard sur notre drôle de monde A quoi servent les bilans de fin d'année ?

A quoi servent les bilans de fin d'année ?

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Une du Journal Libération "Ben Ali dégage"Les média écrits et télé nous en abreuvent chaque année, mais à part des rentrées d'argent pour eux, quelle est l'utilité de ces rétrospectives ? Nous nous sommes procuré celui de Libération, un grand format de... 150 pages et nous l'avons parcouru en nous posant cette question.

Un brin négatif et grandiloquent, le journaliste qui signe l'éditorial de cette publication résume ce «2011, une année de fièvres» par une déclaration définitive : la mariage de William et Kate Middleton est la seule bonne nouvelle de l'année. Ouais. Un peu léger, non ?

Dans le genre mauvais souvenirs, on retiendra surtout la crise (dont la fin est très vraisemblablement plus éloignée que le début...), la famine en Afrique de l'Ouest, l'incroyable tuerie en Norvège, de nombreux attentats meurtriers (Inde, Irak, Afghanistan...), le tremblement de terre au Japon et la mort de Steve Jobs, le papa d'Apple.

Côté bonnes nouvelles, on se souviendra de la disparition de Ben Laden, de la chute de plusieurs dictateurs dans des pays arabes et au Maghreb (même si la perspective de gouvernements islamistes pour les remplacer peut laisser perplexe...), la réforme de la garde à vue qui protège davantage les citoyens, le mouvement des «indignés» en Espagne et aux Etats-Unis et l'autorisation des mariages homosexuels à New York.

Le principe de ce numéro spécial est de reprendre les unes les plus marquantes de l'année classées par sujet, puis les principaux articles, accompagnés d'un texte rédigé lui en toute fin d'année.

A quoi bon revenir en arrière ? Surtout quand on sait que ce changement de quelque chose à la date du 31 décembre est une division temporelle totalement arbitraire, décidée il y a longtemps certes, mais n'ayant absolument aucune incidence sur le cours des choses. C'est vrai, quoi, pourquoi ne pas faire de bilan le 12 avril ou le 25 septembre ?!

Pourtant, l'individu, la famille, la société et les média résistent difficilement à la tentation de se poser un peu, pendant les fêtes de fin d'année, pour regarder avec un peu de recul les 12 mois qui viennent de s'écouler. De notre point de vue, le côté positif est indéniablement le côté «culture générale» de l'objet, en tout cas écrit.

Même si la rétrospective télé s'avère intéressante, nul doute que ceux qui auront pris deux, trois, quatre heures ou plus encore à parcourir plus ou moins en détail la somme proposée par plusieurs titres «sérieux» de la presse écrite, tels que celui-ci, attaqueront l'année 2012 avec une vision différente que ceux qui ne l'auront pas fait.

La même démarche simple, répétée année après année, peut presque vous dispenser de passer trop de temps à lire la presse le restant de l'année et, surtout, de vous avaler d'indigestes bouquins de culture générale quelques semaines après un examen capital, un concours ou un entretien d'embauche.

Pour ceux qui lisent la presse quotidiennement ou presque (trop peu d'entre vous, hélas...), le bilan de fin d'année permet d'avoir une synthèse claire de ce tout ce qui vient de se passer.

A mi-chemin entre l'urgence de l'information et le recul de l'historien, ce support nous paraît malgré tout utile pour mieux comprendre un sujet qui, qu'on le veuille ou non, nous a inondé les neurones pendant des jours, des semaine ou même des mois. Histoire de commencer la nouvelle année un peu moins bête, ce qui, lorsque l'on a 17, 20 ou 24 ans, peut s'avérer plus que stratégique pour les défis personnels à venir !

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