BD : un nouveau magazine à ne pas... manquer
Écrit par la rédac' Mardi, 01 Mars 2011 12:50

BD : un nouveau magazine à ne pas... manquer Sorti des cerveaux fumants des créateurs du fameux mensuel spécialisé dBD, L'Immanquable vient de faire son apparition dans les kiosque. Reprenant la bonne vieille recette du roman à feuilleton adapté à la BD, il propose un panorama éclectique du 7ème art, épuré au maximum pour un confort de lecture proche de celle d'un album.
Dans son édito, le rédacteur en chef Frédéric Bosser annonce la couleur : L'Immanquable ne remplace en aucun cas le bien installé dBD, magazine incontournable pour tous les amateurs du 7ème art depuis une dizaine d'années. Ici, pas de critiques, pas de longues interviews, ni d'articles analytiques ou thématiques pointus.
Le principe est simple, mais diablement séduisant : la prépublication d'albums inédits sur 2, 3 ou 4 numéros. A une époque où le “tout, tout de suite” gangrène de trop nombreux aspects de la société, L'Immanquable réinvente la lenteur éditoriale, obligeant ses lecteurs à patienter un mois pour avoir la suite d'une bonne demidouzaine d'histoires (7, pour être précis), puis encore un mois pour la suite et/ou la fin.
Une - délicieuse - torture !
Imprimé sur un beau papier mat, L'Immanquable a cette première qualité pour les amoureux de la presse et des livres : il sent bon et provoque instantanément la soif de lire. Ne souhaitant pas enchaîner froidement les morceaux d'histoires les uns après les autres, il nous propose une mini-interview de l'auteur qui présente rapidement son travail, sa démarche, les circonstances de cette nouvelle création.
Libre de toute attache à un éditeur BD en particulier, LImmanquable peut piocher à l'infini chez tout éditeur francophone et c'est déjà le cas dans ce premier opus (Dargaud, Soleil, Glénat, Delcourt, Futuropolis, 12Bis, Bamboo/Grand Angle). Côté style, contrairement à Spirou (jeunesse), Lanfeust (Heroic Fantasy) ou Fluide Glacial (humour), L'Immanquable part dans tous les sens et nous offre d'emblée un marge panel de la BD d'aujourd'hui, à la fois dans le dessin, le type de scénario, d'écriture, de cadrage, de couleurs... mais aussi dans les thématiques.
On passe ainsi d'une parodie déjantée de Blake et Mortimer (ambiance Londres début du XXème siècle), à une superbe histoire de pirates (avec en prime un dossier sur “les pirates dans la BD”), puis on plonge dans l'Antiquité à Rome avant de suivre les débuts - prometteurs - d'une jeune fille qui débarque sur le marché d'un tout petit village français typique, avec son petit camion “sex shop”.
Les trois dernières histoires nous entraînent dans d'autres univers : une adaptation du “Sac de billes” de Joffo que la grande majorité d'entre nous avons étudié au collège (ou après), Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale, donc ; puis c'est au tour de la Renaissance italienne d'être à l'honneur, dans ce qui est le point d'orgue de ce premier numéro, côté dessin et couleurs notamment ; enfin, nous voilà dans la vie tumultueuse et violente de quatre jeunes “voyous” qui arrivent dans une maison de redressement, dans la campagne française, première moitié du XXème siècle.
Le grand défi de l'Immanquable sera évidemment de durer... Au moins aussi longtemps que son illustre prédecesseur, (A suivre), qui a largement contribué à la naissance et à l'explosion de ce qu'on appelle le “roman graphique” auprès du grand public. Entre 1978 et 1997, soit pendant 19 ans, (A suivre) a pré-publié des centaines d'albums, tenant en haleine chaque mois au moins deux générations d'aficionados.
Après 14 ans de vide éditorial de ce côté-là, voilà l'occasion pour nous de découvrir cette manière différente de plonger dans l'univers de la BD et de bénir notre facteur lorsqu'il dépose dans notre boîte à lettres la suite tant attendue de toutes ces belles aventures !
Approfondir
> http://www.dbdmag.fr//index.php
Dans son édito, le rédacteur en chef Frédéric Bosser annonce la couleur : L'Immanquable ne remplace en aucun cas le bien installé dBD, magazine incontournable pour tous les amateurs du 7ème art depuis une dizaine d'années. Ici, pas de critiques, pas de longues interviews, ni d'articles analytiques ou thématiques pointus.
Le principe est simple, mais diablement séduisant : la prépublication d'albums inédits sur 2, 3 ou 4 numéros. A une époque où le “tout, tout de suite” gangrène de trop nombreux aspects de la société, L'Immanquable réinvente la lenteur éditoriale, obligeant ses lecteurs à patienter un mois pour avoir la suite d'une bonne demidouzaine d'histoires (7, pour être précis), puis encore un mois pour la suite et/ou la fin.
Une - délicieuse - torture !
Imprimé sur un beau papier mat, L'Immanquable a cette première qualité pour les amoureux de la presse et des livres : il sent bon et provoque instantanément la soif de lire. Ne souhaitant pas enchaîner froidement les morceaux d'histoires les uns après les autres, il nous propose une mini-interview de l'auteur qui présente rapidement son travail, sa démarche, les circonstances de cette nouvelle création.
Libre de toute attache à un éditeur BD en particulier, LImmanquable peut piocher à l'infini chez tout éditeur francophone et c'est déjà le cas dans ce premier opus (Dargaud, Soleil, Glénat, Delcourt, Futuropolis, 12Bis, Bamboo/Grand Angle). Côté style, contrairement à Spirou (jeunesse), Lanfeust (Heroic Fantasy) ou Fluide Glacial (humour), L'Immanquable part dans tous les sens et nous offre d'emblée un marge panel de la BD d'aujourd'hui, à la fois dans le dessin, le type de scénario, d'écriture, de cadrage, de couleurs... mais aussi dans les thématiques.
On passe ainsi d'une parodie déjantée de Blake et Mortimer (ambiance Londres début du XXème siècle), à une superbe histoire de pirates (avec en prime un dossier sur “les pirates dans la BD”), puis on plonge dans l'Antiquité à Rome avant de suivre les débuts - prometteurs - d'une jeune fille qui débarque sur le marché d'un tout petit village français typique, avec son petit camion “sex shop”.
Les trois dernières histoires nous entraînent dans d'autres univers : une adaptation du “Sac de billes” de Joffo que la grande majorité d'entre nous avons étudié au collège (ou après), Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale, donc ; puis c'est au tour de la Renaissance italienne d'être à l'honneur, dans ce qui est le point d'orgue de ce premier numéro, côté dessin et couleurs notamment ; enfin, nous voilà dans la vie tumultueuse et violente de quatre jeunes “voyous” qui arrivent dans une maison de redressement, dans la campagne française, première moitié du XXème siècle.
Le grand défi de l'Immanquable sera évidemment de durer... Au moins aussi longtemps que son illustre prédecesseur, (A suivre), qui a largement contribué à la naissance et à l'explosion de ce qu'on appelle le “roman graphique” auprès du grand public. Entre 1978 et 1997, soit pendant 19 ans, (A suivre) a pré-publié des centaines d'albums, tenant en haleine chaque mois au moins deux générations d'aficionados.
Après 14 ans de vide éditorial de ce côté-là, voilà l'occasion pour nous de découvrir cette manière différente de plonger dans l'univers de la BD et de bénir notre facteur lorsqu'il dépose dans notre boîte à lettres la suite tant attendue de toutes ces belles aventures !
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