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Les jobs d’été sont-ils vraiment utiles ?

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annonce d'emploiCertains d’entre vous s’apprêtent à enchaîner année scolaire et un ou deux mois de boulot d’été. Les plus malins ont trouvé des bons plans, genre accueil à temps partiel dans un camping au bord de la mer, mais finalement est-ce ce ne sont pas les jobs les plus difficiles et désagréables qui sont les plus formateurs ?
Ne serait-ce que pour apprendre les contraintes, l’effort, la rigueur, la discipline, les horaires fixes et précis, notions parfois totalement étrangères à la vie quotidienne de beaucoup de jeunes.

On pourrait dire qu’il y a deux sortes d’ados l’été : ceux qui bossent et les autres. Bien sûr, avec la crise, il est cette année un peu plus difficile de trouver un petit boulot quand on a 16 ou 17 ans et un CV blanc comme la neige.

Pour certains, ce sera d’ailleurs une excuse toute trouvée. D’autres ne cherchent même pas d’excuses  “Travailler ? Mais t’es fou ou quoi, après 10 mois de bahut, tu veux ma mort ou quoi ?!” Le pire c’est que certains qui tiennent ce discours n’ont pas forcément des parents aisés qui vont pouvoir leur payer des super vacances pendant un ou deux mois : ils préfèrent traîner dans leur quartier ou dans leur ville à longueur de journées en attendant la prochaine rentrée.

D’autres ont la chance d’avoir des grands-parents, un oncle ou une tante qui vivent dans un superbe coin de campagne, de montagne ou de bord de mer : vacances pas chères, mais dépaysantes quand même.

Bon, revenons à nos moutons : quel genre de job on peut trouver quand on n’a jamais bossé et qu’on ne sait pas trop quoi faire ? Plein de choses différentes et certaines surprenantes, mais attention aux gros pièges : la main d’oeuvre pas chère est un produit très recherché, d’autant plus quand elle est docile...

L’idéal reste généralement la boîte locale, bien connue de tous (usine, supermarché, maison de retraite, centre de loisirs, etc...) où la soeur de la cousine du fils de votre voisin bosse et arrive donc à vous "avoir un petit truc.”

Ne vous attendez pas à trouver votre vocation, quoi que certains ou certaines ont été surpris de découvrir un monde qu’ils ignoraient alors qu’il était à deux rues de chez eux. Le travail à la ferme, souvent très fatigant, est l’occasion par exemple de plonger dans un univers particulier, dans une ambiance souvent conviviale.

A fuir absolument : le pistonnage un peu forcé dans la boîte de papa ou de maman, où on vous regardera un peu de travers et où vous devrez sans doute vous creuser les méninges chaque matin pour savoir ce que vous allez inventer pour donner l’impression à votre entourage que vous avez réellement quelque chose à faire (alors que personne n’est dupe.) Usant, ennuyeux et passablement humiliant.

Côté relationnel, gare aux surprises : côtoyer 39 heures par semaine des collègues qui pourraient être vos parents et qui vous sortent parfois d’énormes blagues de cul, genre trente dans la même journée, c’est un peu space. Par ailleurs un boulot vraiment pénible et répétitif vous fera peut-être prendre conscience, non pas de ce que vous voudrez faire plus tard, mais au moins de ce vous ne voudrez PAS faire plus tard...

Enfin, le côté non négligeable du job d’été c’est le salaire ! Recevoir sa première fiche de paie et son premier chèque est une jouissance absolue : un avant-goût de la vraie vie, celle où les maths auront disparu mais où il sera impossible de sécher les cours...


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