Une coupe du monde, ça “marque”
Écrit par la rédac' Vendredi, 11 Juin 2010 11:00
C'est un peu comme les tubes de l'été : même si vous les détestez et que vous les fuyez, vous les entendrez et ils vous rappelleront une certaine époque. Que vous aimiez le football ou non, la couverture médiatique de la coupe du monde est telle que vous n'y... couperez pas. Et dans 4, 8, 16... 32 ans même, vous vous rappellerez sans doute où vous (en) étiez à ce moment-là de votre vie !Bien entendu, les performances de l'équipe nationale influeront sur le degré de “mémorisation” de cette coupe du monde 2010 qui s'ouvre en Afrique du Sud. Il est évident que l'on se souviendra plus de ce début d'été si la France atteint les demifinales que si elle sort au premier tour.
En effet, la coupe du monde 2002 n'a pas laissé beaucoup de traces, sauf chez les “vrais” amateurs de football qui ne sont pas uniquement intéressés par le parcours de leur pays, mais qui dévorent passionnément le maximum de matches, des obscures confrontations (style Ghana-Australie, par exemple) du premier tour à la finale des perdants (élégamment baptisée “Match pour la troisième place).
En revanche, mais la plupart d'entre vous, chers lecteurs, étiez encore tout petits, voire même pas nés du tout, tout le monde ou presque se souvient avec émotion des deux éliminations en demi-finales par l'Allemagne en 1982 en Espagne, puis en 1986 au Mexique, puis de l'apothéose en 1998 avec le premier titre de la France, obtenu par une équipe très appréciée du public, en passant par une finale perdue en 2006.
Les mauvais souvenirs, d'ailleurs, l'emportent souvent sur les bons : de la coupe 2006, beaucoup retiennent surtout le coup de tête de Zidane à Materazzi qui a valu son expulsion, plutôt que la deuxième meilleure performance de tous les temps de l'équipe de France dans cette compétition ! On remarque d'ailleurs au passage que Domenech est critiqué de partout alors qu'il est le seul entraîneur - avec Aimé Jacquet - à avoir emmené les Bleus aussi loin... On dirait une amnésie ou un aveuglement généralisé !
Bref, de 1982 on retient le coup de pied dans la tête reçu par Battiston par le méchant gardien allemand Schumacher, de 1986 les larmes de la défaite alors qu'on finit quand même troisièmes, ce qui n'est pas rien, des non-participations en 1990 et 1994, on ne retient sans doute pas grand-chose, à part l'horreur du match éliminatoire qui a tout fait basculer. Sinon, c'est un grand vide, comme si les années 1987-1997 étaient quasi inexistantes!
Que restera-t-il de 2010 ? Au moment où nous écrivons ces lignes, deux jours avant le début de ce mondial, le mystère reste encore plus entier que d'habitude : entraîneur mal-aimé, joueurs assez peu populaires, scandale des prostituées, résultats moyens dans les matches de préparation... A se demander si les gens vont vraiment s'intéresser à la compétition ? Si la France passe le premier tour, il est pourtant évident que les “indifférents” commenceront à pointer leur nez, “juste pour voir”.
Quoi qu'il arrive, il se passera forcément des choses et cet événement marquera à sa manière un moment de notre vie et lorsqu'on en verra un résumé dans 10 ou 20 ans à la télé, au hasard d'une émission récapitulative comme celle, très bien réussie, diffusée ces jours-ci à la télé, on ressentira un petit brin de nostalgie, non footballistique, mais personnelle...
Bon foot à ceux qui aiment ça et patience à ceux qui détestent vraiment, et qui rêvent déjà d'être le 12 juillet !
> http://fr.fifa.com/index.html











Il n'y a aucun commentaire pour cet article