E-waste : des petits caprices qui coûtent cher
Écrit par la rédac' Lundi, 03 Août 2009 12:28
“Tiens, je changerais bien de portable, moi !” C’est vrai, votre modèle a au moins 6 mois, il est complètement dépassé et vous aimez le changement. Le gaspillage ? “Mais non, ça se recycle complètement aujourd’hui les portables !” Oui, c’est bien connu, le recyclage est ce truc magique qui fait disparaître en quelques secondes tous les objets dont vous ne voulez plus. Petit voyage en Inde et au Nigéria juste pour voir les pauvres se pourrir la santé et leur environnement pour nos petits plaisirs de consommateurs affamés.
Recycler un ordinateur portable coûte environ 20 dollars en Europe ou aux Etats-Unis et seulement 2 dollars en Inde... Il ne faut pas avoir fait Maths Sup pour comprendre où atterrissent la grande majorité de nos “vieux” ordinateurs, écrans, télés, téléphones portables.
Au moment où l’on veut sensibiliser les pays émergents au développement durable pour ne pas qu’ils recommencent nos erreurs du passé, on leur envoie aussi les déchets de nos sociétés d’hyper-consommation. C’est la théorie du “Faites ce que je dis et pas ce que je fais.”
Même si la plupart des grandes marques de fabricants de ces machines commencent à faire des efforts, notamment dans le sens de l’utilisation réduite de produits toxiques dans les composants, il n’en demeure pas moins que leur existence et leur développement passe forcément par la vente permanente de millions d’appareils dans le monde, et donc par le gaspillage de ceux que l’on remplace. Ce n’est plus un paradoxe, c’est de la schizophrénie !
Tout n’est pas complètement noir quand même : diverses ONG (Organisations non-gouvernementales) font la différence entre ordinateurs hors d’usage et ordinateurs jugés obsolètes par leurs utilisateurs “occidentaux” et envoient donc ces derniers dans des structures, comme par exemple au Nigéria, qui enseignent à la population les rudiments de l’informatique.
En Inde, c’est la fête : dans des quartiers type bidonvilles, des camions entiers viennent déverser régulièrement des tonnes d’objets électroniques et des gens passent des journées entières à les désosser pour récupérer des métaux précieux tels que le cuivre afin de gagner trois sous en inhalant toute la journée des émanations toxiques et en touchant des métaux lourds aussi amicaux que le cadmium (qui attaque les reins) et le plomb (qui s’en prend lui au système nerveux.)
Tout ce qui ne vaut rien, les pièces brûlées où on a récupéré ce qui a un peu de valeur, les bains d’acide où on a plongé des câbles en tout genre (vous savez ceux qu’on trouve systématiquement dans toutes les boîtes d’un nouvel appareil qu’on achète alors qu’on en a déjà 30 à la maison qui ne servent à rien) finissent dans le caniveau, puis dans la petite rivière du coin et dans les nappes phréatiques. Bon appétit.
D’un autre côté, il serait cruel de priver la petite Charlotte, 11 ans, de son 4ème téléphone portable en deux ans au moment de Noël. C’est vrai quoi, c’est pas grand-chose et ça fait tellement plaisir. Le “recyclage” a cet effet pervers sur des millions de consommateurs tous les jours : ça se recycle, donc je jette sans hésiter.
Pourtant le nerf de la guerre de la guerre est ailleurs : Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne très bien ? Pourquoi devoir jeter un frigo de 2m de haut parce que son moteur est à changer ? Pour faire marcher le commerce ? A méditer d’urgence...
Au moment où l’on veut sensibiliser les pays émergents au développement durable pour ne pas qu’ils recommencent nos erreurs du passé, on leur envoie aussi les déchets de nos sociétés d’hyper-consommation. C’est la théorie du “Faites ce que je dis et pas ce que je fais.”
Même si la plupart des grandes marques de fabricants de ces machines commencent à faire des efforts, notamment dans le sens de l’utilisation réduite de produits toxiques dans les composants, il n’en demeure pas moins que leur existence et leur développement passe forcément par la vente permanente de millions d’appareils dans le monde, et donc par le gaspillage de ceux que l’on remplace. Ce n’est plus un paradoxe, c’est de la schizophrénie !
Tout n’est pas complètement noir quand même : diverses ONG (Organisations non-gouvernementales) font la différence entre ordinateurs hors d’usage et ordinateurs jugés obsolètes par leurs utilisateurs “occidentaux” et envoient donc ces derniers dans des structures, comme par exemple au Nigéria, qui enseignent à la population les rudiments de l’informatique.
En Inde, c’est la fête : dans des quartiers type bidonvilles, des camions entiers viennent déverser régulièrement des tonnes d’objets électroniques et des gens passent des journées entières à les désosser pour récupérer des métaux précieux tels que le cuivre afin de gagner trois sous en inhalant toute la journée des émanations toxiques et en touchant des métaux lourds aussi amicaux que le cadmium (qui attaque les reins) et le plomb (qui s’en prend lui au système nerveux.)
Tout ce qui ne vaut rien, les pièces brûlées où on a récupéré ce qui a un peu de valeur, les bains d’acide où on a plongé des câbles en tout genre (vous savez ceux qu’on trouve systématiquement dans toutes les boîtes d’un nouvel appareil qu’on achète alors qu’on en a déjà 30 à la maison qui ne servent à rien) finissent dans le caniveau, puis dans la petite rivière du coin et dans les nappes phréatiques. Bon appétit.
D’un autre côté, il serait cruel de priver la petite Charlotte, 11 ans, de son 4ème téléphone portable en deux ans au moment de Noël. C’est vrai quoi, c’est pas grand-chose et ça fait tellement plaisir. Le “recyclage” a cet effet pervers sur des millions de consommateurs tous les jours : ça se recycle, donc je jette sans hésiter.
Pourtant le nerf de la guerre de la guerre est ailleurs : Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne très bien ? Pourquoi devoir jeter un frigo de 2m de haut parce que son moteur est à changer ? Pour faire marcher le commerce ? A méditer d’urgence...











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