“Le grand livre pour sauver la planète” : Un petit chef d'oeuvre !
Écrit par la rédac' Mercredi, 09 Septembre 2009 12:39
Quand un éditeur indépendant (Rue du Monde), engagé, juste, sérieux et drôle à la fois, ayant du goût et étant parfaitement en phase avec le langage et les attentes des jeunes se lance dans une entreprise aussi joliment prétentieuse que “sauver la planète”, le résultat est de toute beauté. Un livre jeunesse à mettre entre absolument toutes les mains. De toute urgence.Difficile de se faire entendre en 2009 quand on veut parler de développement durable : des dizaines de bouquins en tout genre sortent chaque mois depuis quelques années, tout le monde ayant son mot à dire sur le sujet. Une certaine lassitude des lecteurs, assez logique, finit par avoir un impact négatif sur le sujet, pourtant grave et urgent.
Avec son “Grand livre pour sauver la planète”, en principe ciblé pour les grands enfants et les jeunes ados, l'éditeur Alain Serres frappe un grand coup et touche potentiellement l'ensemble des 9/99 ans, avec deux auteurs talentueux, Brigitte Bègue et Anne-Marie Thomazeau, au style très clair et direct, ni catastrophistes, ni politiquement corrects, ni gnan-gnan.
Les différents thèmes sont bien répartis, s'enchaînent logiquement, les paragraphes sont bien dosés, les photos superbes (la plupart viennent des agences les plus prestigieuses, donc de grands reporters au style affirmé), les illustrations drôles, les témoignages de personnalités à la fin de chaque chapitre apportant un contrepoint personnel aux informations un peu plus neutres du reste.
Il suffit d'ouvrir le livre au hasard pour tomber sur quelque chose de sobre et de très pédagogique. Un exemple, page 66 : “Rapporter, enfin, c'est ne pas jeter dans une poubelle des produits particulièrement polluants et toxiques, mais les rendre là où ils ont été achetés. Ils doivent subir des traitements particuliers avant d'être détruits.”
Un autre, page 22 : “Dans les pays riches, on peut boire de l'eau potable simplement en ouvrant son robinet. Cela paraît couler de source. Or, ce précieux liquide qui jaillit dans nos éviers est l'aboutissement d'une longue chaîne de travail, car l'eau douce
disponible sur Terre n'est, en général, pas consommable directement.”
Tout le reste est du même style : limpide. Ceux qui savent déjà tout sur le sujet y trouveront leur compte car ce qu'ils pensent est ici exprimé clairement, ceux qui ne savent pas grand-chose sur les problèmes d'environnement pourront, en 2 ou 3 heures de lecture fluide et agréable, tout savoir (ou presque !) et ceux qui sont entre les deux pourront piocher des informations récentes et compléter leurs connaissances.
Cette mini-encyclopédie sur le développement durable, en plus d'être très bien documentée, réussit le périlleux exercice d'informer de la manière la plus rigoureuse et la plus neutre possible, tout en mettant régulièrement le doigt là où ça fait mal sans se soucier de froisser Pierre, Paul ou Jacques.
Les auteurs partent du principe qu'à partir du moment où, par exemple, la grande majorité des scientifiques du monde entier ont prouvé que le CO2 est mauvais pour la planète et qu'un 4x4 émet beaucoup de CO2, il est tout à fait logique et normal, de titrer un encadré en toute simplicité “Non aux 4x4” et de décrire leurs utilisateurs comme étant de “gros pollueurs.” Appeler un chat un chat, sans aucune agressivité.
Toute la finesse de cet ouvrage réside dans ces variations de ton permanentes, qui vont, en gros du pessimisme le plus glaçant à l'optimisme le plus réaliste, en passant par des critiques directes et des constats froidement scientifiques.
Avec son “Grand livre pour sauver la planète”, en principe ciblé pour les grands enfants et les jeunes ados, l'éditeur Alain Serres frappe un grand coup et touche potentiellement l'ensemble des 9/99 ans, avec deux auteurs talentueux, Brigitte Bègue et Anne-Marie Thomazeau, au style très clair et direct, ni catastrophistes, ni politiquement corrects, ni gnan-gnan.
Les différents thèmes sont bien répartis, s'enchaînent logiquement, les paragraphes sont bien dosés, les photos superbes (la plupart viennent des agences les plus prestigieuses, donc de grands reporters au style affirmé), les illustrations drôles, les témoignages de personnalités à la fin de chaque chapitre apportant un contrepoint personnel aux informations un peu plus neutres du reste.
Il suffit d'ouvrir le livre au hasard pour tomber sur quelque chose de sobre et de très pédagogique. Un exemple, page 66 : “Rapporter, enfin, c'est ne pas jeter dans une poubelle des produits particulièrement polluants et toxiques, mais les rendre là où ils ont été achetés. Ils doivent subir des traitements particuliers avant d'être détruits.”
Un autre, page 22 : “Dans les pays riches, on peut boire de l'eau potable simplement en ouvrant son robinet. Cela paraît couler de source. Or, ce précieux liquide qui jaillit dans nos éviers est l'aboutissement d'une longue chaîne de travail, car l'eau douce
disponible sur Terre n'est, en général, pas consommable directement.”
Tout le reste est du même style : limpide. Ceux qui savent déjà tout sur le sujet y trouveront leur compte car ce qu'ils pensent est ici exprimé clairement, ceux qui ne savent pas grand-chose sur les problèmes d'environnement pourront, en 2 ou 3 heures de lecture fluide et agréable, tout savoir (ou presque !) et ceux qui sont entre les deux pourront piocher des informations récentes et compléter leurs connaissances.
Cette mini-encyclopédie sur le développement durable, en plus d'être très bien documentée, réussit le périlleux exercice d'informer de la manière la plus rigoureuse et la plus neutre possible, tout en mettant régulièrement le doigt là où ça fait mal sans se soucier de froisser Pierre, Paul ou Jacques.
Les auteurs partent du principe qu'à partir du moment où, par exemple, la grande majorité des scientifiques du monde entier ont prouvé que le CO2 est mauvais pour la planète et qu'un 4x4 émet beaucoup de CO2, il est tout à fait logique et normal, de titrer un encadré en toute simplicité “Non aux 4x4” et de décrire leurs utilisateurs comme étant de “gros pollueurs.” Appeler un chat un chat, sans aucune agressivité.
Toute la finesse de cet ouvrage réside dans ces variations de ton permanentes, qui vont, en gros du pessimisme le plus glaçant à l'optimisme le plus réaliste, en passant par des critiques directes et des constats froidement scientifiques.











Il n'y a aucun commentaire pour cet article