Toute petite histoire des grandes dictatures
Écrit par la rédac' Lundi, 26 Avril 2010 09:49
Difficile de résumer toutes les formes de dictatures qui ont pu exister depuis que l'Homme est organisé en sociétés et en pays cloisonnés, sans tomber dans un catalogue interminable ou dans des interrogations super pointues et sans fins, du type “Louis XIV était-il un dictateur ?” , “Une révolution n'est elle pas une certaine forme de dictature ?” Tentons quand même de regarder un peu en arrière !
Les définitions modernes du terme “dictature” vont, en gros, plus dans le sens d'un régime violent, qui fait tout pour rester en place et éviter que d'autres prennent sa place.
On musèle les opposants, soit en les intimidant, soit en les éliminant (ce qui est généralement nettement plus efficace !). On passe par-dessus les lois sans aucune hésitation et, le plus souvent, on entretient un climat de peur, notamment la peur de l'étranger, cet être bizarre qui ne parle pas la même langue que nous !
C'est ainsi que de manière quasi-automatique, la plupart des dictatures sont indissociables de la notion de nationalisme, de repli sur soi et de rejet du monde extérieur, voire dans les cas les plus extrêmes, de volonté de nuire aux pays voisins, le nazisme ayant été l'exemple le plus complet dans ce domaine.
Asie, Afrique, Amérique du Sud, Europe... quasiment tous les continents, à différents moments de l'histoire, ont été concernés par ce mode de gouvernement qui s'oppose principalement à un autre, internationalement reconnu, développé et défendu : la démocratie.
Si on se contente du 20ème siècle, il y a déjà de quoi faire ! Entre la Yougoslavie de Tito, l'Italie de Mussolini, l'Allemagne de Hitler, l'Espagne de Franco et la Roumanie de Ceaucescu, pas besoin d'aller bien loin de chez nous pour trouver matière à étudier la chose. Un peu plus loin, les plus célèbres dictateurs “officiellement” reconnus comme tels, ont pour noms : Mao (Chine), Pinochet (Chili), Fidel Castro (Cuba), Staline (URSS), Bokassa (République Centrafricaine)...
Même s'il y a beaucoup de points communs entre ces différents régimes, notamment pour la liberté de la presse, les libertés individuelles, la justice, la repression permanente des opposants... Chacun a son style propre et s'abrite parfois derrière des idéologies globales, comme le communisme ou le nationalisme, pour “expliquer” son mode de fonctionnement.
Prenons un exemple : Mussolini, déjà bien implanté dans le paysage politique italien depuis la Première Guerre Mondiale, met en place des actions brutales contre les syndicats dans les années 1919-1922, se mettant le patronat et les milieux d'affaires dans la poche. Dans les mois suivants le roi lui confie le gouvernement du pays. En 1924, il obtient la majorité absolue au gouvernement après des “élections” plus que discutables...
Son parti devient LE parti unique du pays, dont l'idéologie principale repose sur la “création d'un homme nouveau” (?!) et un régime totalitaire se met peu à peu en place, tous opposants étant maltraités, voire éliminés au fur et à mesure. En 1940, il se ralliera à Hitler, même si les “performances” guerrières de l'Italie restent ridicules en comparaison de celles de l'armée allemande. Tout “grand” qu'il était, il devient vite un “vassal” de Hitler, avant d'être renversé en 1943 et fusillé en 1945.











Il n'y a aucun commentaire pour cet article