Pirates en hors-bord
Samedi, 15 Juillet 2006 15:29
En ce début de 21ième siècle, lorsque l’on entend parler de « pirates » il s’agit le plus souvent de manipulations informatiques. Mais la piraterie, la vraie, avec bateaux et butins existe encore. Beaucoup moins glamour qu’au cinéma.
En ce début de 21 siècle, lorsque l’on entend parler de « pirates » il s’agit le plus souvent de manipulations informatiques. Mais la piraterie, la vraie, avec bateaux et butins existe encore. Beaucoup moins glamour qu’au cinéma.
De Barberousse aux forbans modernes
Avancée technologique oblige, les pirates ont troqué leur fidèle perroquet contre un téléphone portable. Au passage, ils ont aussi changé leur navire grinçant de la cale jusqu’au haut du mât pour un petit hors-bord rapide. Équipés et armés jusqu’aux dents, les forbans modernes ne font pas dans la dentelle, rien à voir avec les fictions [[Disney]]. Depuis que l’homme sait dompter les flots pour transporter de la marchandise, la piraterie a toujours existé. Aujourd’hui comme hier, elle demeure avant tout très violente.
Des faits
Il ne s’agit pas d’un canular. Le gouvernement français attire même l’attention des marins et voyageurs sur des zones particulièrement dangereuses qu’il est préférable d’éviter : Asie du Sud et Sud-Est, Amérique du Sud, Corne d’Afrique, Golfe de Guinée et Mer des Caraïbes. Ces trois dernières années, le nombre d’actes de piraterie a doublé. En cinq ans, 300 marins ont été tués ou blessés.
Quel butin ?
Les tankers et cargos transportant des matières premières constituent la cible principale des pirates modernes. Ils abordent les navires non plus pour leur chargement mais pour l’argent liquide à bord, destiné à payer les marins et les taxes portuaires. Les effets personnels de l’équipage font aussi souvent partie du butin. Pour s’emparer d’un navire de 150 mètres, avec à son bord une vingtaine de personnes, les pirates en viennent souvent à neutraliser l’équipage, en le blessant voire en le tuant. D’autres procèdent à des enlèvements pour demander ensuite une rançon. Plus rarement, les bateaux de plaisance peuvent aussi être pris pour cible pour être revendus.
Ces actes très violents surviennent principalement dans des zones où la surveillance maritime n’est pas encore très bien organisée. Des sites Internet d’information ont été mis en place.











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