Vous reprendrez bien une petite part de Bateau ?
Écrit par la rédac' Dimanche, 09 Janvier 2011 17:05
Vous reprendrez bien une petite part de Bateau ? Pour ceux qui pensent naïvement que tout est acquis, le réveil est brutal : Quoi ? le Bateau Ivre va vraiment fermer ? Non, c'est impossible ! Faute de moyens et épuisée par une trentaine d'années de travail acharné, Gisèle Vallée vient pourtant de débarquer. Un collectif de structures culturelles et de particuliers tourangeaux propose une démarche originale pour tenter de lever l'ancre à nouveau. Rencontre.Passé le choc, les manches se sont retroussées et depuis, réunions privées et publiques, montages de dossier, recherches et démarches administratives et juridiques, conférences de presse s'enchaînent. Tours sans le Bateau Ivre, ce serait un peu Angers sans le Chabada, Blois sans le Chatodo, Poitiers sans le Confort Moderne, Paris sans la Cigale ou Nantes sans l'Olympic...
Hors de question ! Directrice de publication du fameux journal culturel Parallèle(s), Marie Lansade a dit “banco” quand le très dynamique Franck Mouget, de la compagnie de théâtre de rue Le Muscle lui propose de tout faire pour sauver le Bateau Ivre. Incollable sur le milieu culturel local, il lui faut peu de temps pour activer son carnet d'adresses et rassembler acteurs importants, précieux “techniciens” (comptables, notaire, chefs d'entreprise, responsables de structures culturelles...).
Le duo devient vite collectif, qui devient à son tour SCIC, flanquée d'une association Loi 1901. C'est quoi, vous me direz, une SCIC ?! C'est une Société Coopérative d'Intérêt Collectif. Il en existe très peu en France et une seule dans la région Centre, mais dans le domaine de la restauration bio dans les cantines scolaires.
Le principe est simple : à partir de promesses de dons (le Batothon), un capital virtuel va être réuni. S'il atteint une certaine somme au 15 janvier 2011, une offre sera faite à Gisèle Vallée, l'actuelle propriétaire des lieux et de la structure (le Bateau Ivre est une salle privée) et la SCIC fonctionnera comme une société classique, avec un Conseil d'Administration qui recrutera une équipe qui gèrera les lieux.
Gisèle Vallée ayant d'autres offres, et la somme n'étant pas encore réunie, rien n'est fait, mais les partenaires répondent présents, il suffit de voir la page du site qui les liste et qui s'allonge de jour en jour. Le buzz a pris, d'autant plus séduisant qu'on peut donner ce qu'on veut selon ses moyens et son degré d'engagement et qu'on est sûr d'être représenté.
Ainsi, les parts sociales devraient être vendues environ 600 euros pièce selon le principe d'un sociétaire = une voix, ce qui assure une totale égalité au Conseil d'Administration, où l'équation argent = pouvoir n'aura pas sa place, puisque celui qui donne 6 000 euros aura autant de poids dans les décisions que celui qui n'en donne que 600.
Et si je ne donne que 20 euros, je serai représenté ? Oui ! Et c'est une trouvaille toute simple qui le permettra : vous donnez, vous devenez membre de l'association qui, à son tour, deviendra actionnaire de la SCIC.
Avec un projet culturel carré, une organisation béton basée sur trois commissions (éthique, juridique et presse/com), des soutiens solides et une grande variété dans le profil de ses membres (du barman au chef d'entreprise, en passant par le prof de science éco et la notaire) permet au collectif d'espérer raisonnablement aboutir à un résultat positif.
Et si le choix de Gisèle Vallée se portait sur un autre acquéreur ? Le collectif n'en resterait pas là, tant cette toute jeune structure a d'énergie à revendre. Elle pourrait être amenée dans les prochains mois et les prochaines années à gonfler d'autres voiles...
Approfondir (et soutenir !)
> http://www.ohedubateau.com











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