Playlist Jeunes O'Centre/Electrophone #3
Écrit par la rédac' Dimanche, 11 Décembre 2011 20:20
Petite balade toujours excitante dans les trésors locaux de la plateforme musicale L'Electrophone. Au menu de ce troisième épisode, nous avons retenu quatre morceaux et vous faisons (re)découvrir les Orléanais Tomia et Rod Anton, la Tourangelle Mesparrow et l'Orléano-Tourangeau Bajram Bili.
Connectez-vous dans une autre fenêtre sur la liste et lisez nos critiques en même temps que vous écoutez les morceaux. A bientôt ! >http://www.lelectrophone.fr/#/playlist/128
«Neighbour's dream» de Mesparrow (autoproduit)
Star montante du dernier Printemps de Bourges, la belle Marion fascine et fait tourner les têtes au point de devenir incontournable sur la scène locale. Sa musique délicate, faussement joyeuse, chaleureuse et lancinante est résolument inclassable, à la croisée de nombreux chemins, prompte à séduire votre grand-mère autant que votre petite sœur ou un routier slovaque. Mise en scène dans des vidéos somptueuses par Pascaline Blanchecotte, Mesparrow est le meilleur antidote possible au froid et aux longues nuits d'hiver.
> Bonus : le clip de «Locked in my thoughts» http://www.dailymotion.com/video/xfh2k3_mesparrow-locked-in-my-thoughts-director-pascaline-blanchecotte_music
«Fancy dress» de Tomia (autoproduit)
Attention musique empoisonnée ! A l'instar de ce «Fancy dress» qui commence tranquillou par une petite guitare à peine mélancolique, Tomia laisse vite éclater le feu qui couve. Cette cocotte-minute noisy pop, toujours sur le fil du rasoir, oscille entre indie britannique et américaine, habile mélange entre l'incandescence mélodique de Radiohead (période OK Computer), le rock sale et turbulent de Sebadoh et la violence libérée de Nirvana. Les Parisiens auront la chance de les voir le 17 décembre 2011 à la Miroiterie (20e) et les Blésois au Chato'do le 10 décembre 2011.
«Angel (Babs Remix)» de Rod Anton (autoproduit)
Pour les connaisseurs, présenter Rod Anton fin 2011 pourrait prêter à la rigolade, tant il est depuis un moment déjà une référence. Bon déjà , on a parlé de lui mi-2010 dans une brève, hein. Et puis on n'était pas encore tombés sur ce bijou. «Tombés» est bien le mot : groove suave, mélancolie sucrée, chant lorgnant avec finesse sur le R'n'B, petits sons pop années 1970, vagues allusions dub/reggae, basse abyssale... L'alchimie est parfaite et même qu'on a cru dès les premières mesures entendre le dieu Horace Andy. C'était juste le demi-dieu Rod Anton, mais c'est déjà énorme !
«18 weeks» de Bajram Bili (Another Records)
Forcément, quand on sort un disque qui s'appelle «Un fantôme dans un tipi», on ne peut pas faire une musique «normale» ! Bajram Bili saute du coq à l'âne, de la chanson intimiste au bazar total, de la guitare la plus saturée au piano le plus sobre, le tout en quelques secondes. Bon, et puis quand on est sur un label dont la signature est «Musique pour les gens sensibles», on ne peut pas faire une musique banale et préfabriquée... bla bla bla. Tout ça pour (ne pas) dire qu'on a du mal à décrire la musique de Bajram Bili, mais qu'on l'aime très très fort !











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