Forum de l'Orientation... Ambiance générale
Écrit par la rédac' Dimanche, 18 Décembre 2011 15:14
Entre ceux qui étaient tout excités de venir discuter avec des représentants d'une école déjà choisie et ceux qui se réjouissaient avant tout de rater une demi-journée de cours, entre ces deux extrêmes, la palette des visiteurs de ce premier Forum de l'Orientation était riche et colorée ! Nos yeux et nos oreilles ont traîné.
Une chose est sûre et certaine : les jeunes ont la pêche ! Au fur et à mesure que les groupes arrivaient et se dispersaient par petits paquets dans les allées de ce «salon» très particulier, un mot nous venait à l'esprit : énergie. En deuxième : sourire.
Evidemment, commençons par éliminer ceux qui sont avant tout venus pour s'amuser et qui se moquent de leur orientation comme de leur premier téléphone portable. Il y en a forcément, mais en en observant certains du coin de l'œil, on remarque que le regard désapprobateur de certains de leurs camarades leur font au bout d'un moment prendre (un peu) conscience qu'ils feraient mieux de jeter un coup d'œil aux stands.
La vie est faite de petits hasards (prononcer «petizazar»), comme par exemple une brochure ramassée sans conviction un jour, qui traîne plusieurs mois sur un coin de bureau et finit par faire naître une idée, puis une envie, puis débouche sur une démarche et une inscription...
L'orientation c'est quoi, au juste ? Autre grande question existentielle pour un ado (et sans doute pour pas mal d'adultes aussi) : comment fait-on pour choisir ses études, puis son métier ? Le volet économique, par les temps qui courent, n'est pas négligeable, mais il ne doit pas non plus dicter nos aspirations...
«Moi je vais bosser dans les finances, c'est ça qui rapporte !» glisse un jeune, à cheval entre premier et deuxième degré. Difficile d'aller contre ce genre de réflexion. On tente un «Mais, tu es sûr que ce genre de boulot va t'intéresser ?» Et là , après un haussement d'épaule désabusé, notre homme balaie la question : «Au moins, je serai sûr de bien gagner ma vie.» Fin de la discussion.
Entre les illusions des uns, les a priori des autres et les certitudes indéboulonnables d'une troisième catégorie, un avis extérieur est parfois difficilement audible. Pourtant, en furetant d'un stand à l'autre, nous attrapons quelques questions très précises, de jeunes visiblement demandeurs de «vraies» infos pour réfléchir et essayer de se faire ensuite leur propre opinion. Beaucoup restent donc visiblement très ouverts.
Quand certains se contentent d'écouter, d'autres renforcent l'info par un support écrit en accumulant les brochures et les flyers, récoltés sur différents stands. D'autres enfin, trop timides ou trop pressés, préfèrent se contenter de ramasser les supports écrits, en prévision sans doute de longues soirées de décortiquage tranquille dans leur chambre.
Petit florilège de phrases volées :
«J'ai découvert des trucs que je n'imaginais même pas.» «J'ai eu des réponses à mes questions.»
«Du coup, après cette journée, je sais encore moins ce que j'ai envie de faire : il y a tellement de choix !»
«J'hésite entre la police, la gendarmerie, la marine et l'armée de l'air, les quatre me font envie.»
«Au départ, je voulais faire Sciences Po, mais j'ai découvert une Licence Pro qui n'a rien à voir, mais qui me tente bien.»
Il n'y a pas de méthode miracle pour bien chercher et bien choisir, mais il est clair qu'une journée comme celle-ci laisse nécessairement des traces et constitue une étape qui s'avérera déterminante pour certains, qu'ils soient venus seuls, avec leur meilleur ami ou avec leurs parents.
La règle d'or restant tout de même de savoir s'écouter et se laisser porter vers ce qui nous attire, en dehors de considérations familiales, sociales, économiques, scolaires... Celles-ci pèseront certainement, mais mieux vaut que ce soit dans un deuxième temps.
Vous pouvez d'abord constituer une «short list» avec, disons trois ou quatre voies qui vous plairaient, puis collecter des infos sur chacune et bien prendre le temps de comparer et de mesurer les différents impacts d'un choix plutôt qu'un autre (éloignement géographique, environnement d'études, degré d'encadrement, niveau exigé, nombre d'heures de cours, nombre d'années d'études, débouchés, possibilités de changement en cours de route, etc.).
Cette quête n'est pas insurmontable, elle doit rester un plaisir. D'ailleurs, beaucoup de jeunes sortaient du Pavillon d'Auron le sourire aux lèvres. Une jeune fille à qui nous demandions si elle avait «trouvé son bonheur» nous a simplement répondu :
«Mon bonheur, je ne sais pas, mais des écoles où j'ai envie d'être en septembre 2013, oui !»
Approfondir
> Tableau des 10 forums de l'orientation proposés dans la région Centre




















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