“Je fume donc je suis (les autres !)”
Écrit par la rédac' Jeudi, 02 Septembre 2010 09:33
Le philosophe Descartes se doutait-il en écrivant “cogito ergo sum”, “je pense donc je suis” que sa phrase allait être déclinée à l'infini à notre époque.
Après le terrifiant “j'achète donc je suis” imposé par la dictature de la société de consommation et dont nous avons déjà parlé plusieurs fois ici, penchons-nous un peu sur la consommation de cann abis, pour voir...
On entend souvent dire que le cannabis “c'est cool”, d'ailleurs certains malades qui souffrent en prennent ou en réclament, ça veut bien dire que ça fait du bien. Et puis l'image est bien meilleure que celle de l'alcool. Dans une soirée, celui qui s'installe pour rouler a de bien meilleures chances d'attirer l'attention, plutôt que celui qui se contente d'ouvrir une bouteille d'alcool.
Le côté “interdit”, c'est vrai que ça en jette et ça impressionne. L'alcool étant autorisé, tout de suite, c'est moins drôle. La différence s'arrête là.
En effet : quelle est la différence entre un mec qui dit des trucs nazes parce qu'il est bourré et un mec qui dit des trucs nazes parce qu'il a fumé du cannabis ? Quelle est la différence entre le lit d'hôpital d'une fille qui a eu un accident de voiture parce qu'elle avait fumé avant de prendre le volant et celui d'une fille qui avait bu ?
Quelle est la différence entre les souffrances occasionnées par un cancer du poumon et celles d'une cyrrhose du foie ?
Le cannabis est certes euphorisant sur le moment, mais qu'apporte-t-il vraiment en finalité ? Le THC, la principale substance chimique qui le compose, s'installe durablement dans l'organisme et reste donc détectable longtemps après la consommation. En voilà au moins une, une chose qui reste après avoir fumé. Super !
Beaucoup pensent que fumer une fois de temps en temps n'est pas nocif. A voir. Mais le problème ne se pose pas en ces termes : le mécanisme d'addiction peut se
mettre en place très vite et il est prouvé que ceux qui fument du cannabis tous les jours ont commencé doucement.
Au-delà des effets néfastes sur la santé et surtout sur les capacités physiques et intellectuelles dans les heures suivant la consommation, il existe de nombreuses conséquences perverses à commencer par celle, toute bête, de la place que peut prendre le cannabis dans votre vie quotidienne.
Tout peut vite tourner autour de ça : recherche du produit, recherche d'argent pour l'acheter, calculs divers et variés, contacts avec les revendeurs, organisation pour trouver un moment et un lieu tranquilles, fabrication des joints, consommation... Vous n'aurez bien vite plus assez des 16 ou 17h d'une journée normale pour gérer tout ça. Ou alors, si : mais vous ne ferez plus rien d'autre.
C'est vrai que parler de shit toute la journée avec d'autres fumeurs (“Et tu l'as payé combien, toi ?”, “Et machine, elle peut en avoir ou pas ?”, “Lui, le sien il est pas terrible”, “Passe-moi ton briquet, le mien est foutu”...) ne risque pas de vous provoquer de fatigue intellectuelle majeure.
Côté rencontres enfin, ça se limite généralement assez vite : les gens qui ne fument pas ne vous intéressent plus (et réciproquement) et à moins de penser sérieusement que ce sont tous des cons, il va bien falloir que vous regardiez les choses en face et que vous réagissiez... Sachant que vous êtes à 17 ans, environ 42% à avoir déjà essayé, il est important que chacun se pose les bonnes questions au bon moment.
Il existe différentes aides pour arrêter ou pour éviter de continuer, voire pour ne pas être tout simplement tenté de commencer. C'est parfois difficile, mais pas du tout impossible.
Ecoute cannabis > 0811 91 20 20 (tous les jours de 8h à 20h, prix d'un appel local depuis un poste fixe)
En savoir plus > http://www.drogues.gouv.fr/drogues-illicites/cannabis/











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