Reportage : notre envoyé spécial à la BU d’Anglais de Tours
Écrit par la rédac' Jeudi, 05 Mai 2011 20:55
Envoyé en mission spéciale, l’un des rédacteurs de Jeunes O’Centre a passé une heure incognito dans la Bibliothèque Universitaire d’Anglais de Tours, BU pour les intimes. Il y a écrit en direct la chronique que voici...
Quand on accède à la Fac de Lettres François Rabelais de Tours par le Quartier Plumereau, c’est un peu comme si on se rendait sur une île : il faut attacher son vélo sur une petite place et franchir une passerelle. Sur l’esplanade, en ce magnifique matin printanier, des étudiants papotent ou travaillent (la frontière entre les deux est parfois floue) installés à des tables qui ressemblent à celles que l’on trouve sur les aires de pique-nique.
A l’intérieur, on tourne à gauche pour se rendre à la BU et on passe devant des salles remplies d’ordinateurs, avec là aussi pas mal d’étudiants qui ont l’air très concentrés. Ce sont des salles “Ordi Centre” où le matériel est mis à disposition gratuitement et en libre service par la région Centre.
Arrivé au troisième étage, le silence est total, à tel point que j’ai l’impression de m’être trompé. Je finis par trouver sur ma gauche une double porte en verre. Je la franchis et arrive dans une grande salle tranquille où le bruissement à peine perceptible de chuchotements, de pages tournées et de stylos posés m’indiquent que je suis bien arrivé à destination.
A pas de loup, et attiré par la Loire que je sens toute proche, je me dirige vers le coin droit où se trouve une sorte de petite cage de verre avec des présentoirs partout et des fauteuils bas très très accueillants, qui me tendent les bras. N’y résistant pas, je pose mon bardas et commence à étudier une à une les couvertures des journaux et revues britanniques et américaines : cet espace leur est exclusivement consacré.
Même s’il y a quelques jours de décalage, les nouvelles sont relativement fraîches, puisque le mariage princier britannique est omniprésent. La une du New Yorker retient particulièrement mon attention : un dessin montre le prince William et la princesse Kate au lit, planqués sous la couverture, avec d’un côté, le prince Charles et de l’autre, The Queen, debout, et au pied du lit des journalistes qui semblent ne pas en perdre une miette.
Je m’apprête à m’installer ici quand je lis sur une affichette (rédigée en français, quel dommage !) que cet espace est réservé à la consultation des revues et que mon ordinateur n’y est pas forcément le bienvenu. Je pose mes affaires à quelques mètres et file aux toilettes. Elles se trouvent en haut d’un petit escalier sombre et là, découverte fabuleuse : les toilettes de gauche sont sans aucun doute les toilettes avec la plus belle vue de Tours !
Une grande fenêtre offre une vue dominante sur les toits de la partie médiévale de la ville, avec en ligne de mire directe la Tour de l’Horloge, puis légèrement à gauche, la Tour Charlemagne et la Basilique Saint-Martin. Argh ! Et si je retournais chercher mon ordi portable pour écrire ma chronique ici ?!
En redescendant les marches, je m’aperçois qu’il y a plusieurs tables de travail de ce côté-ci, avec quasiment la même vue. Je déplace donc mes affaires et m’immisce au beau milieu d’étudiantes et d’étudiants studieux (pléonasme ou pas ?) qui, comble du chic, ont des bouchons d’oreilles assortis à leurs stabilos... Top tendance !
C’est avec une belle vue plongeante sur la rue Bretonneau et, dans l’enfilade, sur les arbres de la Place du Monstre et les Halles, que je m’attaque à cet article, alors que l’étudiante à côté de moi (anglais ? médecine ? - oui, une source sûre m’a dit que beaucoup d’étudiants en médecine venaient bosser ici...), dessine consciencieusement l’une des maisons à colombages que nous apercevons par la fenêtre.











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