Les chantiers : un monde à part, à deux pas de chez vous
Écrit par la rédac' Mercredi, 23 Mars 2011 19:48
Une pancarte, des barrières, des grues, des camions, des pelleteuses... le tout souvent dissimulé derrière de grandes palissades et interdit au public. Vous voyez çà tous les jours, ou presque. Nous avons eu la chance d’être exceptionnellement autorisés à passer de l’autre côté de la barrière, avec notre beau casque et nos chaussures de sécurité. Reportage.
Etalée sur plusieurs mois, la construction d’une nouvelle résidence ou d’un immeuble de bureaux est un projet assez énorme, qui est divisé en plusieurs phases et voit défiler des dizaines de corps de métier et souvent plusieurs centaines d’ouvriers.
Le terrassement est l’une des premières étapes. Cela consiste à préparer le terrain en vue de la construction. Pelleteuses, tractopelles et camions défilent pour enlever des mètres cubes de terre, puis il y a des opérations de nivelage. Une fois cette opértion terminée, place aux fondations, aux caves et aux parkings souterrains s’il y en a.
Au début de cette étape, c’est un véritable petit village éphémère parallèle qui commence à se construire. Juste à côté du chantier, des petits barraquements sont posés : bureaux, cantines, vestiaires, toilettes accueilleront les ouvriers, les chefs de chantier, les chefs de travaux et autres responsables et intervenants.
Une ou plusieurs grue(s) sont installées, souvent en plein cœur du chantier. Elles permettent de gagner un temps considérable en déplaçant de lourdes charges d’un bout à l’autre de la construction, selon les besoins des différents ouvriers. A titre d’exemple, pour couler des dalles de béton, des personnes fabriquent le ciment dans un coin et il est acheminé par les airs, grâce à la grue, jusqu’au lieu exact où il doit être déposé.
Un objet courant sur un chantier est une “banche”. C’est une sorte de structure métallique verticale, à l’intérieur de laquelle on coule du béton, parfois après avoir placé une grille en acier (c’est ce qu’on appelle le “béton armé”). Une fois le ciment pris, on démonte la banche, qui est comme un moule ; et il reste le mur ! Certains murs sont construits sur leur emplacements définitifs et d’autres un peu à côté, puis acheminés.
Par la suite, les fenêtres et portes commencent à être posées et les plombiers et électriciens mettent les réseaux en place. Les maçons et platriers commencent à intervenir à l’intérieur et sur les façades.
C’est un véritable ballet et dans le dédale des couloirs de certains bâtiments en construction, on tombe par hasard sur un peintre, ou un carreleur ; on entend différentes stations de radio émaner d’un recoin, puis d’un autre ; un cri, des rires, une mini-réunion, puis d’un coup on tombe sur des gars assis en train de manger au détour d’un grand couloir qu’on pensait désert.
Impossible de savoir combien il ya de personnes en tout, en même temps, dispersées dans l’immensité du chantier. Difficile aussi d’imaginer, le jour où on emménage dans ce genre de résidence, qu’il y a eu tout ce fourmillement pendant des mois avant.
C’est assez magique de penser que cette mise en commun de millions de petits gestes, de centaines de personnes dont certaines ne se sont pas du tout croisées (soit parce qu’elles ne sont pas venues en même temps, soit que le hasard des mouvements dans le chantier ne les a pas amenées côte à côte), transforme des tas de plans compliqués en lieux de vie où des gens comme vous et moi vont passer des années et des années...
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Approfondir
Des métiers très variés, du CAP à Bac +5 !
> http://www.studya.com/formations_metiers/batiment.htm
> http://www.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment.htm











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