Et si vous preniez une année “off” ?
Écrit par la rédac' Mardi, 23 Mars 2010 11:26
Tradition incontournable dans les pays anglo-saxons, elle est quasiment inexistante chez nous... Le “gap year” ou “année sabbatique” est pourtant un bon coup de pied aux fesses pour bien démarrer dans la vie et savoir vraiment ce que l'on veut et ce que l'on ne veut surtout pas faire, être ou devenir.C'est généralement vers 18 ans , juste après le bac que beaucoup de jeunes américains, britanniques ou hollandais décident de ne pas enchaîner avec leurs études supérieures et de faire un break, principalement pour voyager et bosser à l'étranger.
En France, la notion d'année sabbatique est presque exclusivement réservée aux salariés qui prennent un congé sans solde, généralement de 6 à 11 mois, sans avoir à démissionner et sans risquer de perdre leur travail (l'année sabbatique est clairement définie par la loi). Ils le font rarement pour attraper leur sac à dos et aller aux quatre coins du monde.
Le (ou “la” ?) “gap year” est né(e) en Angleterre dans les années 1960 autour de l'idée de faire voyager les jeunes pour les ouvrir sur le monde et “fabriquer” des citoyens qui auront peut-être moins envie de faire la guerre plus tard. Au départ, deux notions sont importantes dans cette démarche : le travail humanitaire bénévole et l'indépendance du voyageur, qui navigue comme il le souhaite.
Le côté “petit boulot rémunéré” est apparu une vingtaine d'années plus tard, notamment pour des questions légales internationales, liées à différents types de visas.
Même si partir avec son sac sur le dos pendant une petite année peut sembler envisageable sans trop de budget, l'année sabbatique reste tout de même réservé
avant tout à des enfants de familles plutôt aisées.
En effet, même en économisant un peu avant de partir (job d'été par exemple), si vous ne trouvez pas de boulot sur place pour auto-financer la suite de votre périple et que papa et maman ne vous envoient pas de jolis mandats en cours de route, vous risquez de devoir vite rentrer à la maison la queue entre les jambes.
Il existe quand même de nombreux témoignages de jeunes qui ont eu le cran de partir en sachant très bien qu'ils n'avaient pas leurs parents derrière et qui s'en sont très bien sortis. C'est aussi une question de volonté, de caractère, d'instinct et de chance. Un tel projet se prépare correctement, mais avec internet et les nombreux guides qui ont explosé ces quarante dernières années (les fameux Lonely Planet sont nés avec le “gap year”), il y a moyen de bien se débrouiller...
De nombreux organismes existent dans différents pays pour aider les jeunes à organiser leur voyage. La baisse des prix des billets d'avion depuis une vingtaine d'années a aussi contribué à rendre accessible ce rêve de dépaysement et de grande “pause” après tant d'années passées à user les bancs des écoles !
C'est une occasion unique et les années entre 18 et 25 ans sont parmi les seules dansune vie où l'on peut décider de partir comme ça à l'aventure : pas de remboursements de prêt immobilier à honorer, pas de famille à nourrir, pas de petit ami ou petite amie jaloux (-se) qui n'imagine pas une seule seconde vivre sans vous pendant plus de 3 heures d'affilée ! Bref, un âge où on n'a de compte à rendre à personne, ou presque.
Par où commencer vos recherches ? Difficile à dire tant les opportunités et les destinations sont nombreuses et tant le “gap year” n'est pas une tradition française.
Essayez quand même les BIJ, les CRIJ et autres services du même genre. Sinon fouillez sur internet, mais faites attention aux nombreux organismes de séjours linguistiques qui proposent des “années à l'étranger”, intéressantes certes, mais très coûteuses et pas du tout dans l'esprit “gap year”. Cherchez éventuellement dans les sites d'organisations humanitaires. Le site http://www.gapadvice.org/ a l'air intéressant comme base de recherche.
Quoi qu'il en soit, ne partez pas n'importe où, ou n'importe comment. Mais si vous menez votre projet à terme et que les pays visités et les expériences vécues sont pertinents, il est évident qu'avant même d'avoir commencé vos études ou votre carrière professionnelle, vous serez humainement en avance sur les autres et votre CV aura déjà l'air de quelque chose...











Il n'y a aucun commentaire pour cet article