Forum de l'Orientation : zoom sur... l'IUT de l'Indre
Écrit par la rédac' Vendredi, 30 Décembre 2011 22:11
C'est l'heure d'une petite pause déjeuner bien méritée pour Bruno Emile, enseignant-chercheur. Malheureusement pour lui c'est aussi l'heure que nous avons choisie pour nous installer sur son stand et le bombarder de questions. Et c'est avec le sourire malgré tout qu'il nous a donné de précieuses informations !
Bruno est enseignant-chercheur à l'IUT de Châteauroux. Côté enseignement, sa spécialité est le génie électrique (toutes les connaissances techniques liées à l'électricité, pour faire simple et très court). Côté recherche, il travaille sur différents laboratoires universitaires de l'Académie (Bourges, Orléans, Châteauroux) et collabore avec Polytech ; et son domaine de prédilection est la vision et le traitement de l'image.
«En gros, le travail d'un enseignant-chercheur, c'est un mélange de cours, de recherche et d'administratif. Personnellement je travaille sur le DUT Génie Electrique et Informatique Industrielle, et la Licence Professionnelle qui y est rattachée ici, à savoir Supervision des Automatismes & Réseaux.»
Avec 40 élèves en première année, 30 en seconde année, puis 20 en Licence Pro, cette filière n'est remplie qu'aux deux tiers de ses capacités. Alors qu'en DUT, la majorité des élèves viennent de l'Indre et du reste de la région Centre, il est intéressant de voir que pour la Licence Pro, il en est tout autrement. Nous avons demandé pourquoi à Bruno.
«Le principe des Licences Pro en France, c'est que chaque établissement peut concevoir et mettre en place des formations qui lui sont propres. Celles-ci sont ensuite validées (ou non) par le Ministère de l'Enseignement Supérieur. Le résultat, c'est que certaines formations sont vraiment spécifiques, comme notre licence. Ce qui peut expliquer que l'année dernière nous avions deux élèves de Nancy, d'autres de Poitiers.»
Que deviennent alors les 30 titulaires du DUT lié ? Et bien, pour certains, partis dans des écoles d'ingénieur, pour d'autres partis dans d'autres licences pro et pour les derniers, sur le marché du travail.
«Pour être honnête, nous conseillons fortement aux étudiants d'aller plus loin que le DUT, afin d'avoir plus de chance d'être facilement recrutés par des employeurs. La Licence Pro est une fin en soi, le DUT est plus un tremplin vers une licence ou une école d'ingénieur, ce qui est toujours moins risqué qu'une prépa, car diplômant à Bac +2.»
Dans la filière de Bruno, l'apprentissage est proposé dès la seconde année de DUT, mais assez peu d'élèves profitent de cette opportunité. Même s'il arrive à expliquer leur choix, Bruno a tendance à le déplorer.
«Sur 30 élèves, entre 5 et 10 seulement choisissent l'alternance. Pourtant chaque année nous faisons venir des élèves qui sont en apprentissage, pour qu'ils expliquent aux première-année comment ça se passe. Mais beaucoup sont réticents : entre ceux qui n'osent pas encore affronter le monde du travail, ceux qui n'ont pas envie de n'avoir que cinq semaines de vacances dans l'année, ceux qui pensent que c'est mal vu pas les écoles d'ingénieur - ce qui est faux à mon avis - et ceux qui ne trouvent pas d'employeur... le total des apprentis est faible...»
Le recrutement pour ce DUT se fait à partir d'un Bac STI ou d'un Bac S. Bruno nous explique que le mélange entre ces deux types de profils est très enrichissant.
«Nous constituons des binômes, avec systématiquement un S et un STI. Ils se complètent, les uns étant plus théoriques, les autres ayant déjà des connaissances en électro.»
Ce DUT existe dans deux autres IUT de la région Centre : un de taille similaire à Chartres et l'autre avec beaucoup plus d'élèves à Tours. Il attire généralement des jeunes ayant une passion pour l'énergie en général et parfois les énergies renouvelables en particulier, qu'ils considèrent en plus comme un marché d'avenir, pourvoyeur de nombreux emplois.
«15 à 20% des étudiants qui obtiennent ce DUT à Châteauroux partent en école d'ingénieur ; certains dans les plus prestigieuses. Ainsi, en 2011 trois élèves sont partis à Toulouse et un à l'INSA de Lyon. «Une bonne année», nous confie Bruno, visiblement fier de ses étudiants.
Approfondir
> le site de l'IUT de l'Indre : www.univ-orleans.fr/iut-indre











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