Internat : la vie sans papa et maman
Écrit par la rédac' Vendredi, 18 Décembre 2009 15:49
Pas besoin d’attendre 18, 20 ou 25 ans pour sortir du cocon familial : l’internat est parfois l’occasion idéale de devenir “grand d’un seul coup” en quittant 4 ou 5 soirs par semaine le confort douillet de sa petite chambre d’enfant et les réveils en douceur de sa maman. Pour beaucoup ce n’est pas un choix, mais une nécessité. Plutôt bien vécue en général.
Beaucoup d’images circulent sur ce qu’est ou ce que peut être l’internat. Une série télé récente ou un fllm à succès comme Les Choristes en donnent forcément une image un peu faussée par exemple, puisque ce ne sont pas des documentaires. On entend aussi tout un tas d’anecdotes racontées ici et là, surtout pas des adultes qui “y sont passés” !
A entendre leurs petites histoires, certains oncles, pères ou grands-pères nous donnent l’impression que c’était la prison ou la guerre. D’autres, au contraire en parlent les larmes aux yeux comme étant des années parmi les plus belles de leur vie. Quoi qu’on en dise, chacun vit cette expérience à sa manière.
C’est un peu une “double-école” : le collège, le CFA ou le lycée la journée ET l’internat le soir. Cela commence presque toujours par une étude, au moment où les externes et demi-pensionnaires désertent l’établissement. Puis le dîner, entouré souvent de moments de flottements plus ou moins libres.
Les internes ont alors cette impression curieuse que le bahut leur appartient, que c’est un peu leur maison, ce qui les distinguent des autres élèves. Certains éprouvent un petit pincement au cœur en voyant leurs camarades partir chez leurs parents chaque soir. D’autres ressentent plutôt un grand soulagement quand l’ambiance à la maison n’est pas terrible (disputes familiales, problèmes sociaux et financiers, maladie grave d’un proche ou simple mauvaise entente plus ou moins passagère).
Hélàs parfois l’ambiance n’est pas toujours au rendez-vous à l’internat non plus ! Il suffit d’un surveillant mal luné, d’une dispute un peu lourde entre deux ou plusieurs personnes, de tensions permanentes entre quelques autres pour que l’on se sente certains soirs bien seul(e) et qu’on trouve certaines soirée un peu longuettes...
Au contraire, la vie en communauté resserre aussi certains liens et créent des ambiances festives très sympa. Partager une chambre d’internat, c’est partager des moments d’intimité pendant lesquels, adolescent, on se construit peu à peu. Sous le regard d’autres. Pour certains, cette idée est insupportable, pour d’autres elle est synonyme de maturité, de premier vrai pas dans la vie en société.
Un autre avantage à l’internat auquel on ne pense pas toujours : éviter de passer une ou deux heures par jour dans les transports en commun, ce qui est le cas de très nombreux élèves.
Le vie en communauté impose cependant plus de règles que la vie familiale. Généralement à l’internat, tout est réglé à la minute près, et contrairement à la maison, pas question de faire les yeux doux pour avoir le droit de ceci ou de cela, sinon, en quelques semaines ce serait l’anarchie totale !
Les internats actuels sont de plus en plus attirants (chambrées de 3 ou 4 avec salle de bain privative, salles télé, accès internet, jeux et même salles de musculation et de gym accessibles le soir !) On n’en est pas encore au confort d’un Relais Château, mais on est très loin des clichés des années 1950. De plus, comme ce sont de plus en plus les jeunes qui demandent à aller en internat, ceux que l’on est en train de dessiner ou de construire sont de mieux en mieux conçus et pensé en rapport avec les attentes des jeunes.











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