Le patinage artistique : un sport mais surtout une passion... (2/2)
Écrit par Milène Mercredi, 25 Novembre 2009 12:01
Après un peu d’histoire et des explications diverses sur le matériel utilisé à la pratique du patinage artistique, rentrons un peu plus dans toute la partie que l'on pourrait qualifier de « technique ».
Différents éléments composent la partie technique du patinage artistique. Il y a les éléments sauts, les pirouettes et tout ce qu’on peut appeler les petits pas ou les pas de liaison ainsi que les spirales.
Dans les sauts, on les sépare en deux catégories : les sauts de piqués et les sauts de carres. Il faut aussi savoir que comme dans tout sport, il y a les gauchers et les droitiers.
Les sauts de carres sont composés :
du Boucle ou Rittberger, qui débute sur le pied droit
le Salcow, s'amorce sur le pied gauche en carre intérieure et est précédé généralement d’un petit pas. Il peut aussi se mettre en combinaison de saut lorsqu’il est précédé d’un boucle en dedans (c’est-à dire qu’on retombera sur la jambe qui n’est pas notre jambe d’arrivée)
l’Axel, est le seul saut partant en avant sur le pied gauche. Un Axel simple fait un tour et demi vu qu’il se part en avant. En revanche, pour en faire un double, il suffit juste de rajouter un tour, donc un double Axel fait 2 tour et demi et non trois. Lorsqu’on débute, on apprend le saut de valse. Le départ est le même que celui de l’Axel mais il ne fait qu’un demi-tour soit un tiers de l’Axel.
Les sauts piqués se partent tous en arrière. Parmi ces derniers, on y retrouve :
le Lutz. Le piqué s’effectue du pied droit (pour les droitiers, à l’inverse pour les gauchers), et le pied gauche doit être en carre extérieur
Le Flip. Là le piqué s’effectue également du pied droit mais le pied gauche est en carre intérieure
Le Boucle Piqué. Le piqué s’effectue du pied gauche et en carre extérieure sur le pied droit.
Il faut bien entendu inverser les carres et les piqués si on est gaucher.
Les sauts peuvent aussi se mettre en combinaison, c’est-à-dire effectuer un enchaînement de deux ou trois sauts consécutifs sans liaison par des petits pas, sinon ça s’appelle une séquence de sauts.
Parlons à présent des pirouettes. Elles se composent de la pirouette debout (incluant la cambrée), assise et allongée (qui est une pirouette ou la position est l’arabesque).
Elles peuvent être accompagnées d’un saut à l’entrée de la pirouette ; on les appelle les pirouettes sautées. Il y a donc la pirouette sautée assise, sautée assise changée et la pirouette sautée allongée. Puis, il y a les pirouettes combinées avec ou sans changement de pied ; par exemple, la pirouette allongée, assise changée ou encore la pirouette allongée, assise cambrée.
Mais dans le patinage, on ne travaille pas que les sauts et les pirouettes. On travaille également tout ce qui est petits pas, altitudes afin de ne pas faire que des croisés avant ou arrière dans un programme. Il y a des mouvements de transitions à l’aide de ce qu’on appelle des spirales d’altitudes et des séries de petits pas.
Cependant, le patinage n’est pas que de la technique, il y a également toute la partie appelé « artistique ». Lors d’un programme, il faut que ce dernier soit vivant ; il ne faut pas qu’on se dise qu’on aurait pu effectuer ce programme sur n’importe quelle autre musique que celle choisie. Les mouvements effectués dans le programme sont effectués en fonction de la musique ; chaque éléments à sa place particulière à l’intérieur du programme ; c’est comme s’il devait raconter une histoire.
Comme on l’a dit dans la première partie de ce thème, le patinage artistique se décline en plusieurs disciplines.
La partie couple se pratique à deux, comme le dit le nom que porte cette catégorie. On y retrouve les mêmes pirouettes et les mêmes sauts qui sont effectués soit en individuel soit à deux lorsqu’il lance sa partenaire. On les appelle alors les sauts lancés. Il y en a un qui porte un nom différent, c’est le Lutz, qu’on appelle le Twist. On retrouve dans cette catégorie les portés.
Une autre catégorie est celle de la danse sur glace, qui se pratique également en couple. Les danseurs évoluent sur la glace avec des danses différentes telles que la valse, le tchatcha, le tango, la rumba, le paso doble, le fox trot…
La danse sur glace nécessite nombre de qualités : la vitesse, la souplesse, la technique (avec la précision des carres), la maîtrise des mouvements et des combinaisons associées à l’expression gestuelle et artistique. Elle comprend 3 épreuves en compétition :
la danse imposée
la danse originale
le programme libre
Mais dans cette catégorie, il n’y a pas de saut et aucune pirouette en individuel. On y retrouve les portés comme dans la catégorie couple.
On a pu retrouver plusieurs champions français à travers ces catégories. On a eu Surya Bonaly et Philippe Candeloro en individuel, le couple Sarah Abitbol et Stéphane Bernadis et en ce qui concerne la danse sur glace on a eu Paul et Isabelle Duchesnay ainsi que Marina Anissina et Gwendal Peyzerat.
Aujourd’hui nous avons principalement un grand champion : Brian Joubert. On espère qu’il va faire une magnifique performance lors des Jeux Olympiques de cet hiver !
Le patinage artistique est plus qu’un sport, c’est une passion au quotidien. Entendre une musique et s’imaginer un programme dessus, arrive souvent à des gens pour qui ce sport est vraiment une passion.
Malheureusement les aléas de la vie font qu’il ne nous ait pas toujours possible de poursuivre cette passion. Il peut y avoir des solutions pour rester dans son sport sans le pratiquer. Vous pouvez toujours passez le brevet d’Etat pour devenir entraîner ou bien encore faire juge de patinage artistique, contrôleur technique, comptable…lors des compétitions !











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