L’insouciance ? Profitez-en, ça ne va pas durer !
Écrit par la rédac' Vendredi, 18 Décembre 2009 15:52
L’enfance et l’adolescence sont souvent vénérées, dans beaucoup de cultures et de civilisations. Vous avez sûrement déjà entendu des personnes dans votre entourage faire des réflexions du style “Ah ! C’est beau d’être jeune !” Souvent ça agace et on trouve ça naze, pourtant c’est une réalité : bien souvent, l’âge adulte impose des responsabilités qui ne laissent plus beaucoup de place à l’insouciance...
“L’insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d’arguments pour se défendre.” On peut interpréter de différentes manières cette belle citation de l’écrivain Françoise Sagan.
On entend souvent dire “les jeunes, ils ne se rendent pas compte...” C’est souvent très vrai, et c’est tant mieux ! Car si l’enfance est considérée comme un âge doré, à protéger à tout prix des choses négatives du monde des adultes, c’est bien parce que c’est à peu près le seul moment de sa vie où on a (un peu) le droit de ne se soucier de rien !
Se lever le matin, se doucher, prendre son petit déjeuner, aller à l’école, sortir avec les copines ou les copains le mercredi, le samedi ; s’acheter ou se faire offrir un petit truc sympa de temps en temps, avoir un toit, des vêtements, de l’électricité, du chauffage, de quoi manger, une voiture pour se faire emmener à droite à gauche, pouvoir partir en vacances...
Le tout sans trop se poser de questions, ni sur le présent, ni sur l’avenir : voilà la chance de l’enfant ou de l’adolescent (même s’il faut reconnaître que c’est généralement à cette période que ça commence à se gâter un peu...) Un adulte insouciant est souvent considéré lui comme irresponsable.
Mais qu’est-ce qu’être insouciant quand on est adulte ? C’est forcément une façade, puisque la définition même de l’état d’adulte c’est d’être acteur et responsable à 100% de sa vie. Tout n’arrive plus naturellement comme si de rien n’était : il faut travailler pour régler son loyer, ses factures, bref... pour “gagner sa vie” comme on dit généralement.
Malheureusement, certains jeunes, même très jeunes, sont confrontés très tôt à des situations qui leur font perdre cette insouciance : gros problèmes familiaux, divorce, parents qui ne s’occupent pas bien d’eux, agressions, perte précoce du papa ou de la maman, etc.
A l’opposé de ce tableau peu réjouissant, les adultes arrivent tout de même à se lâcher un peu de temps en temps quand même et à retrouver, l’espace d’une heure, d’une soirée, d’un week-end, voire de vacances entières particulièrement réussies et tranquilles, cette sensation vitale dont parle Françoise Sagan.
Mais n’empêche que les “grands” sont parfois jaloux des enfants et des ados qui s’éclatent, parlent fort, se couchent tard, rigolent comme des baleines pour un oui ou pour un non et ne se demandent pas souvent comment leurs parents vont finir le mois. Du coup, ils font les vieux ronchons et remettent un peu les jeunes à leur place, en leur faisant par exemple la morale sur les difficultés de la vie, etc et blablabla... On appelle ça le conflit des générations !
Il faut savoir profiter de la vie sans trop s’en faire, c’est sûr, mais les mises en garde des adultes peuvent aussi nous permettre de mieux atterrir le jour où on commence à perdre cette insouciance naturelle pour entrer dans un autre monde, peut-être pas plus “réel”, mais en tout cas dans lequel vous commencez à écrire chaque jour votre propre histoire personnelle, ce qui nécessite forcément d’avoir un peu plus la tête sur les épaules.
Vous appelez ça “vieillir” ? Peut-être... On peut aussi appeler ça “grandir” et “mûrir”. En tout cas, la fin de cette insouciance est sans aucun doute le début d’une nouvelle vie.











Il n'y a aucun commentaire pour cet article