Unique, mais comme des milliers d'autres !
Écrit par la rédac' Vendredi, 16 Avril 2010 14:31
Bien sûr c'est quelque chose que l'on ne choisit pas, mais avoir un(e) ou des frère(s) et soeur(s) ou être élevé tout seul, ça change pas mal la donne. On dit souvent de l'enfant unique qu'il/elle est solitaire, renfermé(e), voire égoïste... en tout cas plus que les enfants “pas uniques”, mais rien n'est vraiment prouvé ! Petit tour d'horizon des avantages et des inconvénients d'être tout seul avec ses parents ou pas.Que ce soit voulu par les parents (“Nous, c'est décidé, on n'aura qu'un seul enfant.”) ou pas (divorce, changement d'idée en cours de route, fausse couche, décès d'un des deux parents), le résultat est le même : un enfant unique est tout seul avec son papa et sa maman, pendant toute sa vie (sauf séparation et familles recomposées, mais le “statut” initial reste toujours là, jusqu'au bout, quoi qu'il arrive).
Alors, c'est bien ou pas ? Certains avouent ne pas vraiment s'être posé la question un jour. C'est comme ça et c'est tout. Il est vrai que c'est typiquement le genre de
comparaison qu'on ne peut pas faire : comment imaginer refaire toute son enfance avec des frères et/ou des soeurs ? Pas simple. Les conséquences sont multiples et parfois insoupçonnables (et, donc, souvent insoupçonnées).
Côté statistiques, il y aurait plus de 3 millions et demi de foyers français avec un enfant unique (contre près de 5 millions de foyers ayant au moins deux enfants). A petite échelle, amusez-vous à compter dans votre classe et/ou dans votre entourage amical combien il y a d'enfants uniques !
Evidemment ce sont des bêtes pluôt rares puisque si on fait un rapide calcul à la louche à partir des statistiques Insee de 1999 citées ci-dessus, seul un enfant sur 3,5 serait un enfant unique, soit un peu moins de 3 sur 10.
Sans entrer dans les clichés, on peut tout de même imaginer ce qu'est la vie d'un enfant unique par rapport à celle d'un enfant qui doit partager ses parents (entre autres choses essentielles, comme la salle de bain, la chambre d'hôtel, la toile de tente ou la banquette arrière de la voiture familiale...) avec un, deux ou plusieurs êtres humains, à la fois très proches et si différents (voire carrément étranges), que l'on nomme “frère” ou “soeur”.
Commençons par la tranquillité et l'intimité, forcément moins évidentes quand on est plusieurs, même si dans certaines familles, les parents mettent tout en oeuvre pour que chacun trouve vraiment sa place et puisse facilement s'isoler des autres quand nécessaire.
L'autre grande question, souvent posée par les “non-uniques”, (ou, allez rions un peu, appelons-les les “multiples”), c'est l'ennui. En effet, beaucoup de “multiples” s'ennuient déjà souvent, alors ils n'imaginent même pas une seconde une vie sans frère et soeur !
Pourtant, comme dirait l'autre, on peut s'ennuyer dans la foule et s'éclater tout seul sur une île déserte (joli cliché !) et de nombreux témoignages rapportent que l'enfant unique est tellement habitué, depuis tout petit, à se créer des jeux et des activités solitaires, qu'il est finalement peu enclin à s'ennuyer...
Partager son papa et sa maman est une autre épreuve de la vie que n'a pas à subir l'enfant unique. Est-ce un bien ou un mal ? Le risque est évidemment d'être plus
protégé, soutenu, voire chouchouté quand on est l'Unique et “couper le cordon” à l'âge adulte pourra être plus difficile que les débrouillards qui ont eu à s'occuper plus ou moins de leurs frères et soeurs ou, pour les plus petits, à “attendre leur tour” de nombreuses fois et donc à être autonomes beaucoup plus tôt qu'un enfant unique.
Enfin, le mode de vie des parents, la configuration de la maison familiale, les rituels, les habitudes, les relations et les caractères des uns et des autres jouent un rôle essentiel dans tout ça et, seul enfant de la famille ou pas, de toute façon, chaque vie, chaque parcours est unique et c'est tant mieux !











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