Vous êtes plutôt intello ou manuel ?
Écrit par la rédac' Mardi, 28 Décembre 2010 22:25
Vieux débat de société qu'on a un peu vite enterré à cause du déclin de l'agriculuture et de la production industrielle en France, l'opposition entre les métiers manuels et les métiers intellectuels demeure parfois vive. Lancez le sujet lors d'un repas de famille et vous verrez bien !Après une vingtaine d'années de mépris, les métiers dits “manuels” semblent reprendre du poil de la bête, notamment grâce à l'émergence de nouvelles compétences et de nouveaux besoins, surtout liés au secteur de l'environnement, mais aussi parce que certains métiers autrefois plébiscités sont aujourd'hui un peu en panne, surtout côté salaire et perspectives d'évolution...
L'explosition du secteur tertiaire au détriment de l'agriculture et de l'industrie a engendré une domination des métiers “où on ne se salit pas les mains” sur ceux où “on travaille à la sueur de son front”.
Pourtant, quand on voit qu'après plusieurs années d'études, des milliers de personnes en sont rendues à faire un boulot de bureau un peu absurde, qui ne leur plaît pas et qui leur rapporte un Smic, les regards des nouvelles générations commencent à se tourner de nouveau vers des métiers qui, bien que souvent pénibles, sont plus concrets et peuvent être plus protégés du chômage.
Il est bien loin le temps où l'employé de bureau de base dédaignait l'artisan ou l'employé aux espaces verts, se sentant supérieur selon d'obscurs fantasmes sociaux.
Aujourd'hui, de nombreuses personnes qui ont un métier physique se portent bien mieux que ceux qui ne savent rien faire de leurs mains et tournent en rond dans des petits boulots (au mieux) ou chez Pole Emploi (au pire).
Il ne faut bien sûr pas généraliser car malheureusement la crise de l'emploi touche un peu tout le monde, mais proportionnellement, les métiers manuels sont nettement moins concernés. Il n'y a qu'à demander (ce que nous avons fait avant d'écrire cet article) à un restaurateur ou à un artisan s'il a du mal à recruter, il vous rira gentiment au nez.
Quand une petite annonce pour un poste d'assistant de direction reçoit 300 candidatures de personnes surdiplômées, le plombier du coin s'arrache les cheveux pour trouver des employés qualifiés. Les restaurateurs ont quant à eux un mal fou à garder longtemps un bon cuisinier ou un bon serveur, tant ceux-ci peuvent retrouver facilement un autre établissement qui les paiera mieux... ou qui sera plus près du domicile de leur petite copine !
Et vous alors, où en êtes-vous ? En pleine réflexion ou sûr de votre direction ?
Le hic côté orientation scolaire, c'est qu'une fois qu'on entre en seconde générale, on est totalement déconnecté de toute information sur les filières plus “manuelles” et qu'il paraît encore inconcevable pour la plupart des parents que leurs enfants puissent quitter les études générales longues, toujours aussi socialement valorisées et valorisantes, alors que tout le monde sait depuis longtemps qu'il ne suffit plus d'avoir un Bac +5 pour décrocher un boulot épanouissant et stable.
Pourtant il existe de nombreuses écoles spécialisées, des CAP, BEP, des bac pro, techno, des IUT, accessibles quasiment à tout le monde, quitte à revenir un peu en arrière, en passant un BEP pour apprendre un métier “technique”, alors qu'on est bachelier S ou L par exemple. Vaut-il mieux s'obstiner et tripler une première année de fac si on n'est pas fait pour ?
Les témoignages de cadres ou d'employés du tertiaire ayant tout remis en cause au bout de 10 ou 15 ans de carrière ne sont pas rares et confirme que les études “intellectuelles” longues à tout prix ne sont peut-être plus l'avenir de l'Homme !
Approfondir
> http://www.letudiant.fr/metiers/secteur.html
> http://www.jemereconvertis.fr/index.php?id=506











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