Et vous, comment vous allez en cours le matin ?
Écrit par la rédac' Jeudi, 17 Juin 2010 08:04
L'ambiance diffère : d'un côté, la voiture familiale, seul(e) avec Papa ou Maman dans quelques mètres carrés, musique au choix, possibilité de hurler ou de dire n'importe quoi et de l'autre côté le bus et son ambiance souvent plombante, visages parfois effacés ou tristounets, plongée directe dans le monde extérieur... Certains ont le choix, d'autres pas.Il ya bien entendu d'abord l'aspect écologique de la chose : il vaut mieux 40 personnes dans un bus que 2 ou 3 dans une voiture individuelle. Le bilan carbone n'est pas le même, on ne vous apprend rien ! Alors lorsque c'est possible, abandonner le petit confort de la voiture familiale pour les joies des transports en commun, c'est mieux.
“Prendre le bus ?!” J'en vois déjà s'étrangler rien qu'à l'idée. Prolonger la douceur du cocon familial au maximum, jusqu'aux portes du lycée, c'est vrai que c'est d'une certaine manière sécurisant et agréable, comme une sorte de grasse matinée. Mais n'est-ce pas une certaine forme de refus d'affronter le monde et les autres ?!
Sans tomber dans la psychologie de supermarché, on peut penser que celle ou celui qui doit se lever un peu plus tôt, faire quelques centaines de mètres à pied jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche, attendre le bus (“attendre”, gros mot pour certains !), monter dedans, supporter le voyage peut-être debout (autre gros mot sans doute), affronter le regard de vos congénères, puis marcher de nouveau jusqu'au lycée...
Une banalité pour beaucoup, qui n'y voient peut-être pas d'inconvénient, et même plein de bons côtés, mais un véritable parcours du combattant pour d'autres, sans
doute trop habitués depuis l'enfance à être couvés par Papa et Maman...
Parmi ceux qui, par nécessité, doivent prendre le bus pour leurs trajets maison-lycéemaison, il y en a plein qui ne s'en plaignent pas, bien au contraire : une fois claquée la porte de la maison, c'est l'indépendance d'une nouvelle journée de “presqu'adulte” qui commence. Certes, il est un peu tôt et il fait moins 10 degrés, mais qu'importe. Ne pas être tributaire de ses parents tous les matins et tous les soirs comme un vulgaire môme de maternelle, à 16 ou 17 ans, c'est plutôt agréable !
Même si certaines personnes, il faut bien le dire, font la gueule dans le bus, il ne faut pas généraliser. C'est avant tout un lieu de rencontre et de retrouvailles et nombreux sont ceux qui font le trajet avec des personnes qu'ils connaissent, de leur bahut, de leur quartier ou, justement, rencontrées dans le bus...
Etre coincé dans les embouteillages avec un papa de mauvais poil qui écoute France Info à fond sans dire un mot et un petit frère qui insite pour vous raconter les ragots de son collège, il y a un moment où, finalement, on doit rêver de prendre le bus avec ses copines, tant pis si le mec debout juste à côté a oublié de se laver depuis trois jours.
Bon, on le sait, beaucoup d'entre vous n'ont pas du tout le choix entre les deux options et subissent les aléas du boulot de leurs parents, de leur lieu d'habitation, de la situation géographique de leur bahut... Mais il serait intéressant de savoir combien finalement pourraient, en cherchant un peu, opter pour le bus et que ce n'est pas par pure habitude que leurs parents les déposent tous les matins depuis des années.
Enfin, il existe un moyen radical d'échapper à ces deux habitudes matinales et à leurs mauvais côtés ; ça s'appelle l'internat !











Il n'y a aucun commentaire pour cet article