Je déménage, donc je suis (le mouvement)
Écrit par la rédac' Lundi, 11 Mai 2009 16:38
Qu’il soit choisi ou forcé, le déménagement est toujours un événement important dans la vie d’une personne, quelle qu’elle soit. Notre lieu de vie, notre quartier, notre ville ont souvent beaucoup plus d’influence sur notre vie qu’ils en ont l’air : en changer, c’est aussi changer un peu, voire beaucoup...
Evidemment quand on est mineur et qu’on habite chez ses parents, il est extrêmement rare qu’on décide soi-même de déménager et que cela soit suivi d’effet... Quoi que, vous pouvez toujours tenter de débarquer un jour au petit déjeuner avec une petite annonce découpée dans un journal et annoncer triomphalement à vos parents “Voici notre future maison !” Juste pour voir.
Certains parents étant plus à l’écoute de leurs enfants que d’autres, on peut facilement imaginer qu’à défaut de leur laisser le pouvoir de décision, ils pensent au moins à les consulter et à ouvrir le débat au sein de la famille avant d’annoncer froidement au milieu d’un dîner “Ah, au fait, on part vivre dans en Bretagne dans trois mois, tiens, passe-moi le sel, s’il te plaît.”
Le lieu où vous dormez, mangez, vous lavez, lisez, bricolez, jouez... est, avec l’école, l’un des deux lieux les plus importants pour vous. Que vous le vouliez ou non, il vous façonne et peut chez certains s’avérer décisif dans des choses aussi importantes que la réussite scolaire, l’entente familiale ou le développement de la personnalité.
Nombreux sont les exemples d’enfants traumatisés à la suite d’un déménagement radical et subi, du type ville > campagne ou campagne > ville, ou maison > appartement, ou encore nord-sud, France > Etranger... Heureusement, la plupart d’entre nous disposent d’excellentes facultés d’adaptation et certains sont même (en apparence au moins) insensibles à leur environnement immédiat.
Partir d’une maison ou d’un appartement où on a passé du temps, où on a grandi, ri, pleuré, aimé, détesté... c’est une manière de grandir, de mettre fin à quelque chose et de prendre conscience que le temps passe et que rien n’est définitif dans la vie.
Souvent, le déménagement c’est une nouvelle vie qui commence et, même dans les cas où on a un a priori négatif sur son futur lieu d’habitation, on ne peut jamais savoir comment ça va se passer.
Il y une excitation particulière autour du déménagement : c’est l’assurance de sortir, pour de longs mois, du train-train quotidien, entre le début des cartons et la fin de l’aménagement du futur logement. C’est aussi l’occasion de faire un grand tri dans ses affaires, peut-être aussi de se débarrasser de vieux meubles et d’en avoir de nouveaux, de changer de déco (fini le papier peint Barbie, mesdemoiselles, à 16 ans il était plus que temps !)
Les changements de ville ou de région ont bien sûr une dimension différente qu’un simple changement de rue ou de quartier dans la même ville : ils signifient la perte totale de ses repères quotidiens, de ses amis, de ses profs, de ses petites habitudes du mercredi ou du samedi, des sorties, etc.
Mais c’est aussi l’ouverture vers l’inconnu, un vrai défi d’avoir à “tout recommencer” tout en restant la même personne quand même : c’est un moyen efficace de se regarder bien en face et de se rendre compte de son existence propre, souvent noyée dans des habitudes scolaires, amicales et spatiales. Une vraie chance à saisir pour sortir un peu plus et un peu plus vite de l’enfance.
Certains parents étant plus à l’écoute de leurs enfants que d’autres, on peut facilement imaginer qu’à défaut de leur laisser le pouvoir de décision, ils pensent au moins à les consulter et à ouvrir le débat au sein de la famille avant d’annoncer froidement au milieu d’un dîner “Ah, au fait, on part vivre dans en Bretagne dans trois mois, tiens, passe-moi le sel, s’il te plaît.”
Le lieu où vous dormez, mangez, vous lavez, lisez, bricolez, jouez... est, avec l’école, l’un des deux lieux les plus importants pour vous. Que vous le vouliez ou non, il vous façonne et peut chez certains s’avérer décisif dans des choses aussi importantes que la réussite scolaire, l’entente familiale ou le développement de la personnalité.
Nombreux sont les exemples d’enfants traumatisés à la suite d’un déménagement radical et subi, du type ville > campagne ou campagne > ville, ou maison > appartement, ou encore nord-sud, France > Etranger... Heureusement, la plupart d’entre nous disposent d’excellentes facultés d’adaptation et certains sont même (en apparence au moins) insensibles à leur environnement immédiat.
Partir d’une maison ou d’un appartement où on a passé du temps, où on a grandi, ri, pleuré, aimé, détesté... c’est une manière de grandir, de mettre fin à quelque chose et de prendre conscience que le temps passe et que rien n’est définitif dans la vie.
Souvent, le déménagement c’est une nouvelle vie qui commence et, même dans les cas où on a un a priori négatif sur son futur lieu d’habitation, on ne peut jamais savoir comment ça va se passer.
Il y une excitation particulière autour du déménagement : c’est l’assurance de sortir, pour de longs mois, du train-train quotidien, entre le début des cartons et la fin de l’aménagement du futur logement. C’est aussi l’occasion de faire un grand tri dans ses affaires, peut-être aussi de se débarrasser de vieux meubles et d’en avoir de nouveaux, de changer de déco (fini le papier peint Barbie, mesdemoiselles, à 16 ans il était plus que temps !)
Les changements de ville ou de région ont bien sûr une dimension différente qu’un simple changement de rue ou de quartier dans la même ville : ils signifient la perte totale de ses repères quotidiens, de ses amis, de ses profs, de ses petites habitudes du mercredi ou du samedi, des sorties, etc.
Mais c’est aussi l’ouverture vers l’inconnu, un vrai défi d’avoir à “tout recommencer” tout en restant la même personne quand même : c’est un moyen efficace de se regarder bien en face et de se rendre compte de son existence propre, souvent noyée dans des habitudes scolaires, amicales et spatiales. Une vraie chance à saisir pour sortir un peu plus et un peu plus vite de l’enfance.











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