La justice française “secticide”
Écrit par la rédac' Lundi, 08 Juin 2009 17:55
Comment des dizaines de milliers de personnes dans le monde tombent chaque année dans les griffes de quelques-uns qui, en se levant le matin et en se regardant sans honte dans leur glace, se disent : “Bon, qui vais-je bien pouvoir manipuler aujourd’hui ?” Considérée par la France comme une secte depuis 1995, la scientologie, espèce de nébuleuse mystico-pseudo-scientifique qui voit le compte en banque de ses adeptes comme LE dieu tout-puissant, est (enfin) accusée d’escroquerie.
Les deux seules victimes de cette “église” qui ont osé aller au bout de leur démarche sont des gens comme vous et moi. Un passage à vide, un coup de blues, une rupture sentimentale, une grosse engueulade avec vos proches, une maladie au traitement un peu lourd... vous êtes faible, vous devenez la proie idéale.
Le grand classique pour vous attraper comme une vulgaire mouche : le test de personnalité dont le résultat est systématiquement mauvais. Attention ! Rien ne va plus, vous êtes au fond du trou, mais ne vous inquiétez pas : “nous allons arranger ça, nous allons vous aider, vous ne pouvez pas rester comme ça.”
“Arranger ça” en langage scientologue correspond chez nous à “sors ton carnet de chèque et inscris-toi à un stage de développement personnel à 2372 euros les 3 jours, tu verras, c’est merveilleux.”
Bon, tout le monde dit à peu près tout et n’importe quoi sur la scientologie, mais c’est quoi en fait ? C’est une sorte de regroupement idéologique, né aux Etats-Unis en 1952 et fondé par un certain Ron Hubbard dont la doctrine, qui s’appelle la “dianétique”, repose sur plein de trucs supers compliqués et flous et obscurs.
Cette pseudo-science, considérée dès 1950 comme “importante” par des journalistes américains enthousiastes, est une sorte de psychothérapie conçue par un auteur de science-fiction (cherchez l’erreur). Mais le monde scientifique de l’époque (le vrai), ne va pas suivre et Mr Hubbard va devoir créer une structure pour défendre sa théorie. Une structure pour collecter des fonds.
On vous fait grâce des détails techniques. Le mot-clé pour comprendre étant “engrammes”, un terme tellement obscur que la page Wikipédia sur le sujet met le message d’alerte suivant : “Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !” Cela vous donne une petite idée de la clarté du machin.
“Quoi ? Vous n’avez toujours pas réussi à entrer en communication avec vos engrammes ?! A votre âge ? C’est dingue quand même. Bougez pas, on va vous aider, entrez votre code de carte bleue, merci.”
Ce n’est pas le premier procès de la scientologie en France, mais cette fois-ci, l’étau se resserre dangereusement autour de cette organisation. C’est d’ailleurs l’un des rares pays où on la considère ouvertement comme une secte.
Bizarre, non ? Alors, soit en France on est parano et pas cool du tout, soit les autres pays sont tous aveugles et sourds... Quand on pense qu’en Afrique, la scientologie est considérée comme étant “d’utilité publique” depuis 2007, il y a de quoi se poser des questions.
En Espagne, après une demande pour être classée “religion” refusée, la scientologie a fait appel et a obtenu gain de cause : elle a donc dans ce pays les mêmes avantages que les Catholiques. Ceux-ci apprécieront l’amalgame... De ce côté-ci des Pyrénées, autre verdict très attendu dans quelques jours : secte, oui, mais escrocs ou pas ?
Le grand classique pour vous attraper comme une vulgaire mouche : le test de personnalité dont le résultat est systématiquement mauvais. Attention ! Rien ne va plus, vous êtes au fond du trou, mais ne vous inquiétez pas : “nous allons arranger ça, nous allons vous aider, vous ne pouvez pas rester comme ça.”
“Arranger ça” en langage scientologue correspond chez nous à “sors ton carnet de chèque et inscris-toi à un stage de développement personnel à 2372 euros les 3 jours, tu verras, c’est merveilleux.”
Bon, tout le monde dit à peu près tout et n’importe quoi sur la scientologie, mais c’est quoi en fait ? C’est une sorte de regroupement idéologique, né aux Etats-Unis en 1952 et fondé par un certain Ron Hubbard dont la doctrine, qui s’appelle la “dianétique”, repose sur plein de trucs supers compliqués et flous et obscurs.
Cette pseudo-science, considérée dès 1950 comme “importante” par des journalistes américains enthousiastes, est une sorte de psychothérapie conçue par un auteur de science-fiction (cherchez l’erreur). Mais le monde scientifique de l’époque (le vrai), ne va pas suivre et Mr Hubbard va devoir créer une structure pour défendre sa théorie. Une structure pour collecter des fonds.
On vous fait grâce des détails techniques. Le mot-clé pour comprendre étant “engrammes”, un terme tellement obscur que la page Wikipédia sur le sujet met le message d’alerte suivant : “Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !” Cela vous donne une petite idée de la clarté du machin.
“Quoi ? Vous n’avez toujours pas réussi à entrer en communication avec vos engrammes ?! A votre âge ? C’est dingue quand même. Bougez pas, on va vous aider, entrez votre code de carte bleue, merci.”
Ce n’est pas le premier procès de la scientologie en France, mais cette fois-ci, l’étau se resserre dangereusement autour de cette organisation. C’est d’ailleurs l’un des rares pays où on la considère ouvertement comme une secte.
Bizarre, non ? Alors, soit en France on est parano et pas cool du tout, soit les autres pays sont tous aveugles et sourds... Quand on pense qu’en Afrique, la scientologie est considérée comme étant “d’utilité publique” depuis 2007, il y a de quoi se poser des questions.
En Espagne, après une demande pour être classée “religion” refusée, la scientologie a fait appel et a obtenu gain de cause : elle a donc dans ce pays les mêmes avantages que les Catholiques. Ceux-ci apprécieront l’amalgame... De ce côté-ci des Pyrénées, autre verdict très attendu dans quelques jours : secte, oui, mais escrocs ou pas ?











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