La procrastination, ça peut faire mal toute la vie.
Écrit par la rédac' Lundi, 01 Décembre 2008 13:01
“Je le ferai plutôt demain”, “Il faudra qu'on le fasse”, “Faut qu'on se voit un de ces quatre”, “Cette année, je m'y mets”, “Cette fois, ça y est, on va le faire”... La liste des symptômes est interminable : nous sommes tous entourés de gens plus ou moins gravement atteints et cette maladie nous pourrit la vie régulièrement, comme un sale rhume dont on ne voit jamais le bout... Bref, personne n'y échappe complètement.
On se demande tous régulièrement à quoi servent toutes ces contraintes temporelles liées à l'école, dès l'âge de 6 ou 7 ans : réveils matinaux, course pour être à l'heure, devoirs à rendre, exercices à faire, leçons à apprendre, professeurs à écouter, examens à passer, horaires à respecter...Ce n'est que bien plus tard qu'on se rend compte à quel point ces contraintes construisent l'adulte que nous devenons. En effet, une fois adulte, plus personne, dans l'absolu, ne nous oblige à quoi que ce soit : nous vivons dans une sorte de “vide disciplinaire” et c'est la porte ouvert au laisser-aller le plus dangereux !
Il est donc important, pendant toutes ces années de l'enfance et de l'adolescence, que nous apprenions à nous organiser, à accepter et à intégrer dans notre quotidien tous ces moments et ces activités “non choisis”.
Bien sûr que dans l'absolu, remettre toujours à plus tard le rangement de votre chambre, la partie de tennis avec bidule ou le ciné avec machine... ne va pas mettre votre équilibre mental en danger !
Pourtant, vous reconnaîtrez sans doute qu'au bout de quelques mois, ces éternelles procrastinations qui tournent en boucle finissent par vous peser... Un jour elles pourront porter sur des choses comme un devoir de maths, des révisions avant un examen, l'envoi d'un CV à un employeur potentiel, la rédaction d'un petit message à votre petit(e) ami(e) pour lui dire que vous l'aimez, l'appel téléphonique à votre cousin pour lui dire que vous n'avez pas envie de passer les vacances avec lui, l'organisation d'une petite soirée avec des amis...
Là, bien sûr, la date limite passée (car date limite il y a !), il sera trop tard et votre comportement commencera à avoir une forte incidence sur votre vie sociale, scolaire, financière, familiale, professionnelle... On pourra dire de vous que vous n'êtes “pas fiable”, que vous êtes “négligent”, “mal organisé”. Et votre entourage et des gens que vous aimez risqueront de se lasser.
Maintenant prenons le problème à l'envers : vous avez plusieurs choses à faire, des sympas et des moins sympas, mais toutes vont nécessiter un peu d'effort, vous retroussez vos manches, prenez votre courage à deux mains, faites une petite liste...et hop, en quelques heures c'est terminé !
Vous avez sans doute tous vécu ça et vous savez à quel point vous vous sentez tout léger après ça. Et en plus, généralement, ça dégage tellement la tête qu'on a d'un seul coup l'impression d'avoir plein de temps devant soi et plein de nouvelles idées qui viennent.
Guérir de la procrastination c'est un peu comme ouvrir la fenêtre après avoir été enfermé pendant des journées entières, une sorte de grand nettoyage de printemps du cerveau. Alors pensez-y et n'oubliez surtout pas le vieux dicton : il ne fait jamais remettre à demain ce que l'on peut faire avec une seule !











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