Le divorce, partie 2/3 : la séparation définitive
Écrit par la rédac' Lundi, 09 Mars 2009 19:57
Cette fois, ça y est : vos parents, qui sont des adultes responsables, ont eu de longues discussions plus ou moins apaisées, sans votre présence (car cela ne vous regarde pas) et ont décidé que ces disputes incessantes devaient... cesser. Verdict : ils vont divorcer. Même si c’est une sorte de soulagement, d’autres souffrances commencent pour vous.
Il y a deux sortes de séparation : tout d’abord, le divorce à l’amiable (ou par “consentement mutuel”). Dans “amiable” il y a “aimer” et ce n’est pas pour rien. Les deux parents veulent se séparer d’un commun accord et ils vont se présenter devant le juge aux affaires familiales avec des décisions prises en ensemble. Les avantages d’une telle démarche sont la simplicité et la rapidité.Ce genre de situation montre que vos parents se respectent et s’aiment encore, mais plus dans le sens qui leur a permis de fonder une famille. Il ne faut pas dire que ça n’existe pas, mais il faut bien reconnaître que ce n’est pas la situation la plus fréquente.
Le plus souvent, l’un des deux n’accepte pas la séparation, les disputes violentes continuent de plus belle même une fois la décision de se séparer prise et c’est une véritable guerre qui commence. Et vous êtes malheusement bien souvent l’un des champs de bataille “favoris” de vos parents...
Un soir, vous rentrez de la maison et votre père est en train de charger ses affaires dans la voiture avec colère et votre mère hurle dans la maison ou est en train de pleurer dans un coin. C’est un moment déchirant pour vous, mais, courage, il faut tenir le coup.
La période entre la séparation effective et le jugement est parfois longue : il faut alors jongler et à l’âge que vous avez, il faudra peut-être prendre certaines choses en main. Heureusement, la justice est là pour vous aider : dans le cas d’un divorce, tout enfant a droit a désormais droit à un avocat “commis d’office”, c’est-à-dire nommé par le juge et non pas choisi par votre père ou votre mère; ce qui assure sa neutralité. Vous pouvez vous renseigner tout seul en appelant les Affaires Familiales dans un tribunal près de chez vous.
Un rendez-vous rapide avec cette personne pourra vous donner une grande bouffée d’air car elle vous expliquera vos droits avant et après le jugement. Certains divorces sont complexes et il peut se passer de longs mois avant qu’une décision définitive soit prise : il est hors de question que vous soyez dans le flou total en attendant.
Si vos parents ne sont pas mariés, cela n’empêche pas de passer devant le juge. Contrairement à ce qu’on peut penser, l’absence de mariage ou de Pacs ne signifie pas l’absence de loi ! C’est même généralement plus simple, car pour les couples mariés il existe 4 types de divorce et certaines procédures sont très lourdes.
Du jour au lendemain souvent, vous vous retrouvez comme avant, dans la même maison, la même chambre. C’est parfois troublant car vous avez l’impression que rien n’a changé... Le mauvais côté : à table, une place vide, celle de votre père (le plus souvent c’est la mère qui, en attendant le jugement, reste dans le domicile familial, mais attention... ce n’est pas une loi, c’est plutôt un usage !); le bon côté : le calme est revenu et c’est un immense soulagement.
Votre père est en train de s’installer quelque part. Seul ou avec sa nouvelle compagne. Votre mère aussi aura peut-être bientôt quelqu’un à vous présenter, qui viendra peut-être s’installer à la maison... Pour vous, c’est une troisième “étape” qui commence.











Il n'y a aucun commentaire pour cet article