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Le divorce, partie 3/3 : la garde partagée

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enfant et parentsComme dans toute histoire, il y a un dénouement au divorce. Un jugement est prononcé par des personnes neutres qui pèsent le pour et le contre et le mode
de garde des enfants est établi, ainsi que le montant d'une pension alimentaire. Même si les choses sont claires et qu'elles apaisent souvent des personnes en conflit, chaque enfant doit rester vigilant pour que la décision du juge soit respectée...

Contrairement à une baguette ou une pomme, un enfant ne se coupe pas en deux. Par conséquent, quand un père et une mère ne peuvent plus vivre ensemble, ils doivent apprendre à partager leurs enfants et leurs enfants doivent apprendre à passer d'une maison à une autre... quoi que, certains parents décident de changer de maison chaque semaine pour que les enfants n'aient pas à bouger ! Logique quelque part : les enfants n'ont pas demandé le divorce, alors pourquoi ils devraient en subir les conséquences ?

Mais bon, dans ces cas-là, difficile pour le papa et la maman de “refaire sa vie” comme on dit. Donc le grand classique, c'est la balade d'une maison à une autre. Côté rythme, ça dépend de la situation géographique et de la situation... tout court. Si la personne qui obtient votre “garde” (la mère dans une écrasante majorité des cas) décide de partir à l'autre bout de la France, votre autre parent n'aura pas le choix et devra se contenter de la moitié des vacances scolaires. Avec un peu de chance, il pourra faire valoir un “grand éloignement” et obtenir l'intégralité des petites vacances (Toussaint et Février).

Une séparation géographique c'est terrible ? Oui et non. Vaut-il mieux que vous sautiez régulièrement dans un train et que vos parents ne se croisent jamais ou alors qu'ils habitent à 500m l'un de l'autre et qu'ils se chamaillent sans cesse à chaque fois qu'ils se oient ? D'un autre côté, l'idéal reste quand même des parents qui s'entendent après la séparation. Ce qui ne doit surtout pas vouloir dire que vous allez vous passer de jugement... Les accords “à l'amiable” peuvent, dans un divorce, exploser à tout moment.

Méfiez-vous aussi des parents qui restent trop proches l'un de l'autre : qu'ils se forcent à le faire pour ne pas vous faire trop de mal ou qu'ils soient sincères, ce genre d'attitude n'arrange rien pour vous car à l'instabilité de la séparation vient s'ajouter l'instabilité des sentiments. Rien ne vaut une situation claire et tranchée, sinon il sera très difficile, voire impossible pour vous, de faire le deuil de l'amour de vos parents.

Quant à passer d'une maison à l'autre, vous vous rendrez vite compte que ce peut être l'un des seuls aspects positifs du divorce : souvent, les parents se séparent parce qu'ils finissent par se rendre compte et accepter qu'ils sont trop différents l'un de l'autre, ce qui veut dire que par la suite, vous serez baigné dans deux atmosphères plus ou moins différentes et que vous trouverez dans une maison ce que vous ne trouverez pas dans l'autre. Sorties, activités, déco, habitudes alimentaires, styles d'amis... vous naviguerez dans deux univers et pour votre épanouissement et votre ouverture au monde, c'est excellent. De nombreux enfants de divorcés disent même que c'est une “chance.”

Le grand classique à notre époque est la résidence alternée (une semaine ou une quinzaine sur deux) qui provoque de nombreux débats, notamment pour les enfants très jeunes pour qui il peut être très perturbant d'être privé sept nuits de suite d'un de ses deux parents. La solution est donc qu'un seul parent ait la charge de l'enfant. Ce qui est particulièrement cruel pour l'autre parent, condamné à jouer les seconds rôles. En tant qu'ado, votre parole, recueillie par un avocat aura beaucoup de poids : à vous d'être juste dans vos propos pour ne pas avoir de regrets des années plus tard.

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