Le sexe rentre-t-il dans des tiroirs ?
Écrit par la rédac' Mardi, 28 Avril 2009 13:53
Malgré ce que l'on a appelé la “libération sexuelle” dans les années qui ont suivi 1968, le sujet reste encore largement tabou. Est-ce un bien ou un mal ? Entre chasteté exacerbée et impudeur généralisée (voire pornographie permanente), il existe heureusement un juste milieu où chacun peut y trouver son compte individuellement. Encore faut-il échapper aux étiquettes ou aux tiroirs de rangement : homo, hétéro, bi... des abbréviations courantes qui montrent bien qu'on oublie peut-être l'essentiel, le mot “sexuel”.
Pour faire un vilain jeu de mot on pourrait commencer par dire : “La liberté sexuelle ? Mon cul !”Effectivement, malgré la soi-disant constante évolution de notre société, le sexe reste un tabou majeur dans notre culture (ce qui n'est paut-être pas si grave ?) et, surtout, les gens qui ont le malheur d'avoir une sexualité un peu trop “visible” et “différente” sont très très vite montrés du doigt (ce qui est sans doute plus grave.)
Curieusement, ce ne sont pas les jeunes qui sont forcément plus cools que les adultes à ce sujets. Entre une femme de 45 ans qui annonce son homosexualité à ses collègues de travail et une lycéenne de 17 ans qui laisse échapper dans une conversation qu'elle a embrassé sa copine sur la bouche le week-end dernier, il ya fort à parier que les réaction seront plus dures dans le second cas.
Ce qui est triste, car ce sont les jeunes qui sont l'avenir d'une société, phrase bateau, mais qui décrit un fait bien réel. Or, si les jeunes traitent systématiquement de “pute” une fille qui aime changer souvent de partenaires ou de “salope” celle qui ne va pas hésiter à faire comprendre explicitement à un mec qu'elle a envie de faire l'amour avec lui, on est très mal barrés !
Il existe certes des limites imposées par la décence, la vie en société et l'élégance qui, d'une certaine manière, “interdisent” des comportements, mais trop souvent, les gens ont la gachette un peu facile dès qu'il s'agit du sexe. Pourquoi donc ? Sont-ils “réacs” ?
Frustrés (d'être encore vierges par exemple) ? Coincés ? Ou tout simplement pas intéressés ?
Il ne faut pas non plus vouloir imposer le sujet à ceux qui ne veulent pas spécialement en parler : la liberté sexuelle implique automatiquement la liberté de ne pas avoir de vie sexuelle, tout comme la liberté de religion induit la liberté d'être non-croyant.
En gros, un mec qui parle souvent de sexe n'est pas forcément un “obsédé” et une fille qui tourne les talons n'est pas forcément une “coincée du cul”.
S'il y a bien quelque chose d'hyper-perso, qui ne souffre aucune ingérence de qui que ce soit, c'est bien ce qu'on veut faire de son corps. Vouloir prendre du plaisir, ou en donner, offrir son intimité à quelqu'un, quelles qu'en soient les formes, ne regarde que soi et ne peut en aucun cas être jugé, ni “labellisé”.
La sexualité est d'abord une question de choix, de construction de soi, de découverte individuelle du monde et des autres. Etre pucelle à vingt-cinq ans n'est finalement pas vraiment différent qu'avoir sa première relation à 13 ans, tout dépend du ressenti de la
personne concernée et de sa “gestion” de la chose.
La pornographie n'est qu'un aspect du sexe, trop souvent mis en avant, mais c'est à chacun de trouver sa place entre chasteté absolue et débauche permanente. Il est important que le sexe reste d'une certaine manière un tabou, car il n'existe parfois pas de mots pour décrire avec précision sa façon de vivre (ou pas) sa sexualité.
Curieusement, ce ne sont pas les jeunes qui sont forcément plus cools que les adultes à ce sujets. Entre une femme de 45 ans qui annonce son homosexualité à ses collègues de travail et une lycéenne de 17 ans qui laisse échapper dans une conversation qu'elle a embrassé sa copine sur la bouche le week-end dernier, il ya fort à parier que les réaction seront plus dures dans le second cas.
Ce qui est triste, car ce sont les jeunes qui sont l'avenir d'une société, phrase bateau, mais qui décrit un fait bien réel. Or, si les jeunes traitent systématiquement de “pute” une fille qui aime changer souvent de partenaires ou de “salope” celle qui ne va pas hésiter à faire comprendre explicitement à un mec qu'elle a envie de faire l'amour avec lui, on est très mal barrés !
Il existe certes des limites imposées par la décence, la vie en société et l'élégance qui, d'une certaine manière, “interdisent” des comportements, mais trop souvent, les gens ont la gachette un peu facile dès qu'il s'agit du sexe. Pourquoi donc ? Sont-ils “réacs” ?
Frustrés (d'être encore vierges par exemple) ? Coincés ? Ou tout simplement pas intéressés ?
Il ne faut pas non plus vouloir imposer le sujet à ceux qui ne veulent pas spécialement en parler : la liberté sexuelle implique automatiquement la liberté de ne pas avoir de vie sexuelle, tout comme la liberté de religion induit la liberté d'être non-croyant.
En gros, un mec qui parle souvent de sexe n'est pas forcément un “obsédé” et une fille qui tourne les talons n'est pas forcément une “coincée du cul”.
S'il y a bien quelque chose d'hyper-perso, qui ne souffre aucune ingérence de qui que ce soit, c'est bien ce qu'on veut faire de son corps. Vouloir prendre du plaisir, ou en donner, offrir son intimité à quelqu'un, quelles qu'en soient les formes, ne regarde que soi et ne peut en aucun cas être jugé, ni “labellisé”.
La sexualité est d'abord une question de choix, de construction de soi, de découverte individuelle du monde et des autres. Etre pucelle à vingt-cinq ans n'est finalement pas vraiment différent qu'avoir sa première relation à 13 ans, tout dépend du ressenti de la
personne concernée et de sa “gestion” de la chose.
La pornographie n'est qu'un aspect du sexe, trop souvent mis en avant, mais c'est à chacun de trouver sa place entre chasteté absolue et débauche permanente. Il est important que le sexe reste d'une certaine manière un tabou, car il n'existe parfois pas de mots pour décrire avec précision sa façon de vivre (ou pas) sa sexualité.











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