Le slow, outil de drague préhistorique
Écrit par la rédac' Mercredi, 28 Juillet 2010 15:10
La grande question que certains spécialistes de musique se posent est la suivante : est-ce que les slows existent encore en tant que tels ? C'est-à-dire des morceaux faits pour donner de l'air aux soirées dansantes et permettre aux garçons et aux filles de se rapprocher dangereusement sur un air romantique...
Ce type de musique a-t-il définitivement quitté les dance-floors, qu'ils soient publics (boîtes de nuit) ou privés (soirées chez des gens) ? Faut-il avoir plus de 30 ans pour se souvenir avoir dansé le plus sérieusement du monde, un jour, sur une de ces machines de guerre qui, depuis leur invention, ont créé plus de couples, mêmes
éphémères, que n'importe quoi d'autre sur terre !
Wikipédia définit le phénomène de manière très claire : “Le slow est une danse lente qui se pratique en couple, enlacés, de préférence en lumière tamisée.” Il serait apparu dans les Années 50, au moment de l'invention de ce que l'on peut appeler la “pop music”, “pop” étant une abbréviation de “popular” par opposition au jazz et à la musique “classique”.
L'un des premiers grands slows, le “Whiter shade of pale” de Procol Harum sort pourtant bien plus tard, en mai 1967. Il fera pleurer des générations entières et nul doute que si vous le découvrez aujourd'hui, vous n'y serez pas insensible !
Au-delà de son utilité première (le rapprochement des danseurs et un peu de repos pour les oreilles et les jambes dans une soirée dansante endiablée), le slow va bien plus loin et marque généralement au fer rouge une époque donnée. Son côté mélodieux, mielleux et mélancolique touche beaucoup plus de monde qu'il en a l'air, même ceux qui ricanent et prétendent trouver ça “nul”.
Le film La Boum (premier volume en 1980, second en 1982) consacre définitivement le slow comme élément indissociable de la vie d'ado de l'époque.
Il est intéressant de remarquer que le film “LOL” sorti en 2008 et reprenant le même genre de thématiques que “La Boum”, met très en avant un morceau de musique qu'on pourrait qualifier de slow mais qu'absolument personne ne danse enlacé dans une soirée...
Les temps semblent donc avoir changé : les morceaux romantiques lents existent encore, mais ils ne se dansent plus. Ils s'écoutent et touchent sans doute encore autant. Faut-il le regretter ? Disons que pour “conclure” un plan drague, le slow n'a été remplacé par... rien. Donc ça ne simplifie pas les choses. Nous vivons une époque où danser corps contre corps “ne se fait pas” ou rendrait les jeunes très mal à l'aise. Faut-il le regretter ?
Un site sympa pour en savoir plus sur les slows
> http://www.bestofslow.com











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