Pourquoi les vacances d’été sont-elles si longues ?
Écrit par la rédac' Lundi, 08 Juin 2009 17:53
D’environ 2 mois pour les lycéens et pouvant aller jusqu’à plus de 3 mois pour certains étudiants, les vacances d’été sont un passage marquant d’une année, une éternité pour ceux qui préfèrent l’école ou qui ne partent pas du tout en vacances, “toujours trop court” pour les lézards et autres marmottes qui adorent ne rien faire.
On aurait pu poser la question à l’envers : “Pourquoi l’année scolaire est-elle si courte ?” Mais ç’aurait été abusé, n’est-ce pas ?! Le rythme scolaire a toujours été l’objet de débats de société, quasiment depuis que l’école républicaine obligatoire a été mise en place et surtout depuis la IVème République.
A la fin du XIXème siècle, les “grandes vacances” s’étalaient généralement de début août à début octobre (en 1800, du 5 août au 20 septembre seulement). Il a été question de les avancer au 15 juillet, mais il y eut une première polémique. Alphonse Lair (agrégé d’histoire), a écrit ce joli poème en faveur des grandes vacances prolongées :
Dans un séjour paisible, asile de l'étude,
D'où le ciel a pour lui banni l'inquiétude,
Loin d'un monde orageux au charme suborneur,
Heureux le lycéen, s'il connaît son bonheur !
Les arguments alors mis en avant étaient surtout d’ordre hygiénique. En juillet, il fait chaud et être enfermé dans un internat et des salles de classe quand il fait chaud, ce n’est pas très épanouissant, ni bon pour la santé.
Dans une France de la fin du XIXème, début du XXème, où l’agriculture domine, l’un des buts (qui est aussi l’un des risques) de donner autant de congés d’été (au départ appelés “vendanges” ce qui a le mérite d’être clair !) aux ados c’est qu’ils travaillent aux champs. Le bon côté, c’est qu’ils aident leurs parents pour la moisson, l’autre c’est qu’ils sont déconnectés de tout travail intellectuel et qu’ils sont physiquement fatigués au moment de reprendre les cours.
Il est bon de rappeler qu’en France en 1950, 49% de la population française était constituée de paysans, donc la jeune main d’oeuvre était très très utile...
A partir des Années 50, une certaine partie de la population, les salariés, grâce aux congés payés alors en plein développement, va tout de même commencer à changer la donne en partant en vacances, et ce dès le 1er juillet. Ce qui va finir par influencer le calendrier scolaire.
C’est dans les années 60 que les vacances d’été seront les plus longues, avec 10 semaines (28 juin - 16 septembre environ). La réduction à 8 semaines, qui intervient dans les années 80, est justifiée par la création de deux autres périodes de vacances : la Toussaint et les petites vacances d’hiver.
La principale activité des jeunes devient alors le tourisme, qui, d’une certaine manière, remplace le travail des champs. Enfin, pour ceux dont les parents ont les moyens de partir. Pour les autres, à moins d’être particulièrement bien organisé (ce qui est possible), c’est l’ennui assuré. A moins qu’ils ne travaillent !
A la fin du XIXème siècle, les “grandes vacances” s’étalaient généralement de début août à début octobre (en 1800, du 5 août au 20 septembre seulement). Il a été question de les avancer au 15 juillet, mais il y eut une première polémique. Alphonse Lair (agrégé d’histoire), a écrit ce joli poème en faveur des grandes vacances prolongées :
Dans un séjour paisible, asile de l'étude,
D'où le ciel a pour lui banni l'inquiétude,
Loin d'un monde orageux au charme suborneur,
Heureux le lycéen, s'il connaît son bonheur !
Les arguments alors mis en avant étaient surtout d’ordre hygiénique. En juillet, il fait chaud et être enfermé dans un internat et des salles de classe quand il fait chaud, ce n’est pas très épanouissant, ni bon pour la santé.
Dans une France de la fin du XIXème, début du XXème, où l’agriculture domine, l’un des buts (qui est aussi l’un des risques) de donner autant de congés d’été (au départ appelés “vendanges” ce qui a le mérite d’être clair !) aux ados c’est qu’ils travaillent aux champs. Le bon côté, c’est qu’ils aident leurs parents pour la moisson, l’autre c’est qu’ils sont déconnectés de tout travail intellectuel et qu’ils sont physiquement fatigués au moment de reprendre les cours.
Il est bon de rappeler qu’en France en 1950, 49% de la population française était constituée de paysans, donc la jeune main d’oeuvre était très très utile...
A partir des Années 50, une certaine partie de la population, les salariés, grâce aux congés payés alors en plein développement, va tout de même commencer à changer la donne en partant en vacances, et ce dès le 1er juillet. Ce qui va finir par influencer le calendrier scolaire.
C’est dans les années 60 que les vacances d’été seront les plus longues, avec 10 semaines (28 juin - 16 septembre environ). La réduction à 8 semaines, qui intervient dans les années 80, est justifiée par la création de deux autres périodes de vacances : la Toussaint et les petites vacances d’hiver.
La principale activité des jeunes devient alors le tourisme, qui, d’une certaine manière, remplace le travail des champs. Enfin, pour ceux dont les parents ont les moyens de partir. Pour les autres, à moins d’être particulièrement bien organisé (ce qui est possible), c’est l’ennui assuré. A moins qu’ils ne travaillent !











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