Qui es-tu vraiment ?
Écrit par la rédac' Mardi, 14 Avril 2009 12:05
La quête de son identité reste l’un des défits majeurs de chaque individu. A côté, réussir le bac est un jeu d’enfants ! D’où viens-tu ? Te sens-tu plutôt français, européen, breton, blésois, “citoyen du monde”... rien de tout ça ? Ta famille est-elle ton unique tribu qui te ressemble vraiment ? Ou alors tu la renies parce que tu ne veux pas lui ressembler ? Et tes amis dans tout ça...
De nombreux et très classiques sujets de dissertations de philo tournent autour de ça. Mais même si on peut attendre l’année de terminale pour se poser ce genre de questions (et tenter d’y répondre), il faut bien avouer que ça nous tombe souvent dessus bien avant et que, de toute façon, les grands philosophes n’ont pas de solutions toutes faites aux problèmes de chaque individu (ça se saurait et ce serait bien
triste !)
D’abord, est-ce vraiment exclusivement réservé aux ados ? Non bien, sûr. Dès son plus jeune âge, un enfant doit prendre des repères et se construire par rapport aux autres et dans son rapport au monde qui l’entoure. Evidemment il n’en est généralement pas aussi conscient qu’un ado ou un adulte.
L’adulte (le “vrai” en tout cas, c’est-à-dire celui qui a fait un bout de chemin et qui a résolu ses principaux problèmes d’égo !) n’est jamais vraiment à l’abri. Vous avez certainement entendu parler de la fameuse “crise de la quarantaine” ou “de la cinquantaine.”
C’est soi-disant des âges où plus ou moins volontairement, les gens font le point sur leur vie et regardent ce qu’ils ont fait et pas fait, puis ce qu’il leur “reste à accomplir.” On appelle ça comme on veut, mais en y regardant de plus près, il s’agit bel et bien d’un problème d’identité déguisé : qu’ai-je fait de ma vie = qui suis-je ?
Généralement ce sont des moments difficiles dans des vies d’adultes. Mais aussi douloureux puissent-ils être, ils n’ont pas la force inouïe de la crise d’identité traversée par la grande majorité des ados.
Souvent appelée par des adultes désemparés, de manière un peu réductrice et souvent condescendante, “crise d’ado”, cette période difficile se résume souvent à une simple (mais ardue) quête de soi. Soyons clairs : “quête de soi”, ça a une autre gueule que “crise d’ado” ! Non, mais.
Entre le rouleau compresseur scolaire, l’étouffante intimité familiale, la dictature imposée par les relations sociales au bahut et les pressions constantes de la société de consommation, allez vous y retrouver ! Et encore, on vit en démocratie, je ne vous raconte même pas la quête d’identité de l’ado nord-coréen...
Pourtant, on est là, donc on existe, donc on est quelqu’un. Forcément différent des autres puisque des millions de cellules diffèrent d’un individu à un autre. Toute la difficulté réside dans un combat permanent pour repousser les “moules”, les images qu’on veut nous coller, le conformisme auquel on nous éduque (minimum vital pour vivre en société, pourtant), les repousser ne veut pas dire les rejetter complètement.
Cette nuance de taille est sans doute l’une des clés de cette recherche d’identité : derrière la question “qui suis-je ?” se cache la question “comment je gère tout ce que je ne suis pas ?” Résister à son modèle familial tout en s’y intégrant, obéir à l’école sans vendre son âme, avoir des potes et des ennemis, montrer ses différences sans cracher sur celles des autres... équilibres subtiles, certes, mais à portée de chacun !
triste !)
D’abord, est-ce vraiment exclusivement réservé aux ados ? Non bien, sûr. Dès son plus jeune âge, un enfant doit prendre des repères et se construire par rapport aux autres et dans son rapport au monde qui l’entoure. Evidemment il n’en est généralement pas aussi conscient qu’un ado ou un adulte.
L’adulte (le “vrai” en tout cas, c’est-à-dire celui qui a fait un bout de chemin et qui a résolu ses principaux problèmes d’égo !) n’est jamais vraiment à l’abri. Vous avez certainement entendu parler de la fameuse “crise de la quarantaine” ou “de la cinquantaine.”
C’est soi-disant des âges où plus ou moins volontairement, les gens font le point sur leur vie et regardent ce qu’ils ont fait et pas fait, puis ce qu’il leur “reste à accomplir.” On appelle ça comme on veut, mais en y regardant de plus près, il s’agit bel et bien d’un problème d’identité déguisé : qu’ai-je fait de ma vie = qui suis-je ?
Généralement ce sont des moments difficiles dans des vies d’adultes. Mais aussi douloureux puissent-ils être, ils n’ont pas la force inouïe de la crise d’identité traversée par la grande majorité des ados.
Souvent appelée par des adultes désemparés, de manière un peu réductrice et souvent condescendante, “crise d’ado”, cette période difficile se résume souvent à une simple (mais ardue) quête de soi. Soyons clairs : “quête de soi”, ça a une autre gueule que “crise d’ado” ! Non, mais.
Entre le rouleau compresseur scolaire, l’étouffante intimité familiale, la dictature imposée par les relations sociales au bahut et les pressions constantes de la société de consommation, allez vous y retrouver ! Et encore, on vit en démocratie, je ne vous raconte même pas la quête d’identité de l’ado nord-coréen...
Pourtant, on est là, donc on existe, donc on est quelqu’un. Forcément différent des autres puisque des millions de cellules diffèrent d’un individu à un autre. Toute la difficulté réside dans un combat permanent pour repousser les “moules”, les images qu’on veut nous coller, le conformisme auquel on nous éduque (minimum vital pour vivre en société, pourtant), les repousser ne veut pas dire les rejetter complètement.
Cette nuance de taille est sans doute l’une des clés de cette recherche d’identité : derrière la question “qui suis-je ?” se cache la question “comment je gère tout ce que je ne suis pas ?” Résister à son modèle familial tout en s’y intégrant, obéir à l’école sans vendre son âme, avoir des potes et des ennemis, montrer ses différences sans cracher sur celles des autres... équilibres subtiles, certes, mais à portée de chacun !











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