(Re)découvrir la radio !
Écrit par la rédac' Lundi, 09 Mars 2009 19:50
Vous êtes un peu téléphage ? Et pourquoi pas radiophage ?! Plus ancienne que la télé, la radio donne malgré tout l’impression d’être la petite soeur, vous savez, celle qu’on oublie parfois dans les rayons des supermarchés. Pourtant, la radio présente de nombreux avantages face à sa concurrente directe, à commencer par le fait qu’elle est mobile et qu’on peut faire autre chose en l’écoutant.
Quelle image avez-vous de la radio ? Souvent affublée d’un surnom qui ne doit pas l’aider auprès des jeunes (“l’ancêtre de la télévision”), la radio est pourtant d’une grande richesse et d’une grande variété, à condition, comme pour l’offre télé, de savoir trouver chaussure à son pied.La radio, ce n’est pas qu’un robinet à musique (et à pub) que la plupart des supermarchés et des magasins, et certains restaurants (gulp !) nous infligent du matin au soir comme si le silence était devenu un monstre horrible dans notre belle société de consommation.
L’absence d’images est bien entendu l’une des premières choses que l’on reproche à la radio par rapport à la télévision.
Pourtant, pour de nombreux types d’émissions, cette absence n’est vraiment pas un problème : la météo par exemple, pas besoin de voir un soleil sur Châteauroux pour savoir qu’il va y faire beau le lendemain, il suffit de quelqu’un qui nous dit “demain, grand soleil sur Châteauroux” !
Les “talk shows” n’ont absolument pas besoin d’images, sauf si vraiment la tête d’éternel jeune premier de Jean-Luc Delarue vous fait tripper et sauf si vous pensez que l’intervention d’une personne prend une autre dimension si vous savez qu’elle est blonde, qu’elle porte un chemisier à carreaux et des lunettes à triple foyer... Les mots deviennent plus importants à la radio et c’est à vous d’imaginer physiquement la personne qui parle, si jamais cela revêt une quelconque importance pour vous.
Côté actualités, on y perd un peu c’est vrai : voir des cadavres calcinés en dînant ou en déjeunant, c’est quand même vachement plus sympa que d’être obligé de les imaginer; et passer environ 10% de chaque journal télévisé à voir le visage hyper-maquillé du présentateur ou de la présentatrice vous aide très certainement à mieux décrypter la guerre en Irak ou l’impact de la crise financière au Brésil !
Bon, d’accord, pour les reportages, les jeux, les séries et les films, la radio peut difficilement rivaliser avec la télé.
Pourtant, que de temps “perdu” pour votre culture générale de faire votre toilette, votre vaisselle, vous habiller, mettre ou débarrasser la table, faire la cuisine, réparer votre cartable sans être branché en même temps sur une émission de France Inter sur la baisse du pouvoir d’achat, la réforme du bac ou l’analyse du dernier PSG-OM...
Au-delà du fait qu’en écoutant la radio on peut faire dix fois plus de choses qu’en étant scotché à son écran de télé (comme se déplacer, par exemple !), il faut bien avouer qu’à toute heure, ou presque, le service public offre bien mieux que sur ses chaînes de télé. Certaines antennes privées comme Europe 1 aussi. Les reportages sur tout un tas de sujets s’enchaînent en permanence, les invités s’expriment parfois pendant de longues minutes sans être interrompus 20 fois par un présentateur “vedette”... et ça, c’est un vrai plaisir : on plonge vraiment dans chaque thème abordé.











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