Résidence secondaire ou pas ?
Écrit par la rédac' Lundi, 08 Juin 2009 17:51
Pour les classes moyennes qui ont suffisamment de revenus pour envisager l’acquisition d’un petit pied-à-terre à la mer ou à la montagne, il peut s’agir d’un casse-tête : acheter un lieu à soi ou changer de destinations sans arrêt en louant des maisons, en allant à l’hôtel ou au camping. En bref : nomade ou sédentaire ?
Tout d’abord, quelques chiffres : il y a en France environ 3 millions de résidences secondaires, 10% des Français en possèdent au moins une, qui se trouve en moyenne à 3 heures de leur domicile et dans laquelle ils passent en moyenne 44 nuits par an.
“44 nuits par an”, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu, parce que l’achat et l’entretien d’une résidence secondaire, même si ce n’est qu’un appartement, c’est pas mal d’argent. Pour une résidence secondaire pour une famille de 4 personnes par exemple, si on multiplie ce nombre de nuits par 100 euros (prix de base pour une location correctement située pour 2 adultes et 2 enfants), on arrive à 4 400 euros par an.
Soit nettement moins que ce que coûte en finalité une résidence secondaire (mensualités de remboursement du prêt, impôts locaux, assurances, abonnement eau, électricité, entretien général... on a vite fait d’atteindre le double !) - Il paraît évident qu’il faut envisager de la louer un peu pour limiter ces frais, mais, même en confiant la location à une agence, il y a toujours des petits soucis à gérer.
Côté non financier, il y a bien entendu le plaisir d’être chez soi, de savoir qu’on peut y aller quand on veut, et ,s’il y a un peu de place, d’y inviter les amis qu’on veut (plus difficile dans une chambre d’hôtes ou à l’hôtel !) sans se soucier de réservation, de planification des semaines ou des mois à l’avance.
On peut aussi personnaliser les lieux et en faire une véritable deuxième maison, un petit nid où on aime se retrouver régulièrement en famille, pour oublier un peu le train-train du quotidien, sans se poser de questions.
On peut aussi voir la résidence secondaire comme un boulet qui mange à lui tout seul la quasi-totalité du budget vacances de la famille ! “Tu vas où cette année en vacances ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas ! - Et à Pâques t’es allée où ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas ! - Et à l’Ascension ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas !” etc, etc.
Finies les découvertes et les nouveaux horizons ! Ou alors il faut être bien sûr d’avoir le niveau de vie nécessaire pour la résidence secondaire ET quelques petites escapades ailleurs que dans la ville où elle se trouve... La location de son petit nid douillet à des inconnus peut faire fuir, mais d’un autre côté, c’est une solution intermédiaire intéressante : les années où vous avez envie d’aller voir ailleurs, vous louez votre maison ou appartement un peu plus que d’habitude (à condition de trouver des clients !)
Enfin, le charme des petits séjours hors-saison et des week-ends d’hiver reste sans doute l’un des gros avantages de la résidence secondaire : qui a envie de prévoir 3 jours à la mer à l’hôtel en plein mois de novembre ? Pas grand-monde. Par contre, décider le jeudi soir de partir le lendemain voir la mer sous la pluie ou la neige et se blottir dans son petit nid deux soirs au coin du feu pour changer d’air, ça n’a pas de prix...
Quoi qu’il arrive, vous pouvez toujours changer d’avis : une résidence secondaire, ça se revend. A condition tout de même de ne pas acheter n’importe quoi n’importe où...
“44 nuits par an”, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu, parce que l’achat et l’entretien d’une résidence secondaire, même si ce n’est qu’un appartement, c’est pas mal d’argent. Pour une résidence secondaire pour une famille de 4 personnes par exemple, si on multiplie ce nombre de nuits par 100 euros (prix de base pour une location correctement située pour 2 adultes et 2 enfants), on arrive à 4 400 euros par an.
Soit nettement moins que ce que coûte en finalité une résidence secondaire (mensualités de remboursement du prêt, impôts locaux, assurances, abonnement eau, électricité, entretien général... on a vite fait d’atteindre le double !) - Il paraît évident qu’il faut envisager de la louer un peu pour limiter ces frais, mais, même en confiant la location à une agence, il y a toujours des petits soucis à gérer.
Côté non financier, il y a bien entendu le plaisir d’être chez soi, de savoir qu’on peut y aller quand on veut, et ,s’il y a un peu de place, d’y inviter les amis qu’on veut (plus difficile dans une chambre d’hôtes ou à l’hôtel !) sans se soucier de réservation, de planification des semaines ou des mois à l’avance.
On peut aussi personnaliser les lieux et en faire une véritable deuxième maison, un petit nid où on aime se retrouver régulièrement en famille, pour oublier un peu le train-train du quotidien, sans se poser de questions.
On peut aussi voir la résidence secondaire comme un boulet qui mange à lui tout seul la quasi-totalité du budget vacances de la famille ! “Tu vas où cette année en vacances ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas ! - Et à Pâques t’es allée où ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas ! - Et à l’Ascension ? - Ben, à Royan, comme tous les ans, on a une maison là-bas !” etc, etc.
Finies les découvertes et les nouveaux horizons ! Ou alors il faut être bien sûr d’avoir le niveau de vie nécessaire pour la résidence secondaire ET quelques petites escapades ailleurs que dans la ville où elle se trouve... La location de son petit nid douillet à des inconnus peut faire fuir, mais d’un autre côté, c’est une solution intermédiaire intéressante : les années où vous avez envie d’aller voir ailleurs, vous louez votre maison ou appartement un peu plus que d’habitude (à condition de trouver des clients !)
Enfin, le charme des petits séjours hors-saison et des week-ends d’hiver reste sans doute l’un des gros avantages de la résidence secondaire : qui a envie de prévoir 3 jours à la mer à l’hôtel en plein mois de novembre ? Pas grand-monde. Par contre, décider le jeudi soir de partir le lendemain voir la mer sous la pluie ou la neige et se blottir dans son petit nid deux soirs au coin du feu pour changer d’air, ça n’a pas de prix...
Quoi qu’il arrive, vous pouvez toujours changer d’avis : une résidence secondaire, ça se revend. A condition tout de même de ne pas acheter n’importe quoi n’importe où...











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