To Bronze, or not to Bronze ?
Écrit par la rédac' Vendredi, 22 Juillet 2011 23:49
Valorisé, synonyme de bien-être, voire signe extérieur de richesse, le bronzage, qu’il soit volontaire (“je passe des heures étendu sur la plage”) ou involontaire (“je vis dehors, il fait soleil, donc je bronze”), modifie votre corps certes, mais aussi la perception globale de votre petite personne.
Jamais un système de défense n’avait été autant à la mode. Car il est important de le rappeler, ce charmant teint hâlé, ou carrément brun ou marron n’a pas été conçu pour faire joli, mais c’est une réaction de votre épiderme pour limiter l’agression du soleil.
Souvent associé au plaisir, voire à une certaine vision du bonheur, le bronzage volontaire est en fait une véritable torture que vous faites subir à votre peau. De nombreux cas de cancer de la peau sont directement associés à cette pratique lorsqu’elle est répétée, intensive et non protégée par de la crème.
Le “coup de soleil” est là pour rappeler cet aspect négatif du soleil sur la peau. Quand on voit que des milliers de personnes s’infligent cette attaque avec des séances d’UV en plein hiver, il y a de quoi se poser quelques questions...
Bien sûr, il ne s’agit pas de se cacher tout l’été : il existe des crèmes très efficaces pour protéger votre peau. Une protection de 50 n’est pas exagérée. Bien sûr vous bronzerez moins, mais il est peut-être judicieux de prévoir de retirer le bronzage de la liste des activités incontournables de chaque été, surtout si vous êtes jeune !
Evidemment, prendre un peu le soleil a aussi du bon et ce qu’on nomme “héliothérapie” (soin par le soleil) a été découvert il y a longtemps et a fait largement ses preuves depuis, notamment en ce qui concerne l’apport - vital - en vitamine D. Il est très nettement prouvé que les risques liés à l’abus de soleil sont inférieurs à ceux liés au manque de soleil. Le soleil fait du bien, donc, mais à doses raisonnables ! Il faut surtout éviter les abus avant l’âge adulte car c’est l’un des critères de base pour un futur cancer de la peau...
Côté mode, le teint pâle a très longtemps été prôné par les classes supérieures - et notamment aristocratiques - des sociétés occidentales, le bronzage étant réservé aux gens qui travaillent, et dehors de surcroît - comme les paysans par exemple -, comble de la vulgarité !
Aujourd’hui, le gros bronzage en plein hiver, longtemps marque d’une certaine aisance financière (“moi, j’ai les moyens de me payer des vacances au ski”) est de plus en plus perçu comme un peu trop voyant et donc, pas forcément très classe... Malgré tout, cette tendance de l’obsession du “bon teint”, synonyme socialement de bonne santé, a la dent dure : le nombre de centres de bronzage artificiel en France aurait été multiplié par 5 ces 20 dernières années.











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