Synonymes de par ailleurs : liste complète et exemples pratiques

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Les synonymes de « par ailleurs » les plus utiles sont d’autre part, également, aussi, au demeurant et, selon le contexte, par surcroît ou qui plus est. Pour choisir la bonne formule, nous devons regarder le lien entre les idées : ajout d’une information, changement de point de vue ou renforcement d’un argument. Voici une méthode simple pour éviter les remplacements mécaniques et rendre vos phrases plus naturelles.

  • Pour ajouter un fait : « également », « aussi » ou « de plus ».
  • Pour présenter un autre aspect : « d’autre part » ou « par ailleurs ».
  • Pour renforcer une idée : « qui plus est » ou « par surcroît ».

Nous suivrons le fil de Léa, une élève qui prépare un exposé sur la lecture. Ses phrases nous aideront à distinguer les nuances et à trouver, pour chaque situation, le connecteur le plus juste.

Comprendre le sens de par ailleurs

« Par ailleurs » est une locution adverbiale qui permet de relier une information à ce qui précède. Elle peut signaler un autre aspect du sujet, présenter un élément supplémentaire ou ouvrir une nouvelle piste dans le raisonnement. Son sens dépend donc de la phrase : elle ne se remplace pas toujours par le même mot, même si plusieurs expressions sont proches. Pour bien l’utiliser, nous pouvons nous demander si la deuxième idée complète la première, la renforce ou s’en éloigne légèrement.

Dans un exposé, Léa écrit : « La lecture développe le vocabulaire. Par ailleurs, elle aide les enfants à mieux comprendre les émotions. » La seconde phrase ajoute un bénéfice différent au premier. Ici, « également » pourrait convenir : « Elle aide également les enfants à mieux comprendre les émotions. » « De plus » fonctionnerait aussi, avec une idée d’ajout assez nette. Le choix dépend du rythme voulu et de la construction de la phrase.

La locution ne signifie pas nécessairement « ailleurs » au sens d’un autre lieu. Dans « Le groupe a par ailleurs visité la médiathèque », elle introduit une information supplémentaire sur la sortie, sans indiquer que les élèves se sont rendus dans un lieu différent de celui déjà mentionné. Pour parler d’un déplacement, nous dirions plutôt « les élèves sont allés ailleurs ». Cette distinction évite une confusion fréquente entre l’adverbe de lieu et le connecteur logique.

Les dictionnaires présentent généralement « par ailleurs » comme une expression qui peut signifier « d’autre part » ou « au surplus », selon l’emploi. Le premier sens invite à considérer un nouvel aspect ; le second ajoute un élément à un ensemble. Dans une phrase comme « Le livre est accessible aux débutants et, par ailleurs, il intéresse les lecteurs confirmés », la locution met en regard deux publics. Dans « Le livre est clair et, par ailleurs, très bien illustré », elle complète la description.

Un synonyme possède un sens identique ou voisin, mais il ne convient pas automatiquement dans toutes les phrases. Remplacer chaque occurrence par « aussi » peut produire une tournure maladroite, car cet adverbe s’insère souvent près du verbe : « Le livre est aussi illustré ». À l’inverse, « d’autre part » s’emploie volontiers quand nous organisons plusieurs arguments. En repérant la fonction de la locution avant de la remplacer, nous préservons le sens et améliorons la fluidité.

Pour Léa, le bon réflexe consiste donc à lire les deux phrases ensemble, puis à préciser le rapport entre leurs idées. Elle peut ensuite choisir un connecteur qui traduit ce rapport au lieu de chercher un équivalent isolé dans une liste. Le contexte donne au synonyme sa justesse.

Choisir le synonyme adapté

Les synonymes de par ailleurs couvrent plusieurs nuances. « Aussi » et « également » servent souvent à ajouter un élément de même nature. « De plus » marque clairement une information supplémentaire. « D’autre part » fait plutôt entendre qu’un nouvel aspect ou un autre argument est présenté. « Au demeurant » introduit une remarque complémentaire, parfois avec un ton plus soutenu. Enfin, « qui plus est » et « par surcroît » renforcent l’argument en ajoutant un élément qui pèse dans la même direction.

Le registre compte autant que le sens. Dans une conversation ou un devoir scolaire, « aussi » est généralement simple et naturel : « Les romans courts plaisent aux jeunes lecteurs ; ils sont aussi pratiques à emporter. » « Également » est légèrement plus formel et s’intègre facilement dans un texte explicatif : « La médiathèque propose également des ateliers d’écriture. » « Qui plus est » est plus expressif : il convient si l’ajout renforce l’intérêt de la proposition précédente.

Voici un repère pour sélectionner rapidement une formule, sans oublier de vérifier la phrase complète :

Expression Nuance principale Exemple
Également Ajout neutre La classe visite également la bibliothèque.
Aussi Ajout courant Ce récit est aussi adapté aux lecteurs débutants.
De plus Information supplémentaire De plus, le livre contient un glossaire.
D’autre part Autre aspect ou argument D’autre part, les illustrations facilitent la compréhension.
Au demeurant Remarque complémentaire, registre soutenu Au demeurant, ce texte reste accessible.
Qui plus est Renforcement marqué Qui plus est, l’atelier est gratuit.
Par surcroît Ajout qui accentue l’argument Par surcroît, l’inscription ne demande aucun achat.

Dans son exposé, Léa veut expliquer pourquoi la médiathèque est un lieu accueillant. Elle peut écrire : « Les enfants y trouvent des albums adaptés à leur âge. De plus, une bibliothécaire les accompagne dans leurs choix. » Les deux propositions s’ajoutent l’une à l’autre. Si elle veut insister sur l’avantage de l’accompagnement, elle peut écrire : « Qui plus est, une bibliothécaire les accompagne dans leurs choix. » La deuxième option présente l’aide comme un argument particulièrement convaincant.

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« En outre » appartient au registre courant ou soutenu et exprime généralement un ajout. « Par ailleurs » peut lui aussi introduire un complément, mais offre plus volontiers une ouverture vers un autre aspect. Dans un texte scolaire, « La lecture améliore la compréhension. En outre, elle nourrit l’imagination » fonctionne comme une accumulation d’avantages. « La lecture améliore la compréhension. Par ailleurs, les échanges autour des livres développent l’écoute » signale davantage un changement de point de vue.

Un dictionnaire des synonymes peut proposer de nombreuses expressions proches, mais sa liste n’indique pas toujours le ton ni la place naturelle du mot. Nous gagnons à tester chaque possibilité à voix haute et à vérifier si elle conserve la relation logique entre les propositions. Un bon remplacement respecte à la fois le sens, le registre et le rythme.

Une fois les nuances comprises, nous pouvons les appliquer aux phrases concrètes et repérer les cas où un synonyme ne convient pas.

Employer les synonymes en contexte

Pour utiliser « par ailleurs » avec précision, nous pouvons examiner la phrase qui précède et celle qui suit. Si la seconde prolonge directement la première, « aussi », « également » ou « de plus » peuvent convenir. Si elle ouvre une nouvelle dimension du sujet, « d’autre part » ou « par ailleurs » seront souvent plus naturels. Si elle renforce une démonstration, « qui plus est » ou « par surcroît » donneront davantage de relief. Cette méthode aide à varier le vocabulaire sans transformer la logique du texte.

Reprenons les notes de Léa : « Lire un roman enrichit le vocabulaire. Par ailleurs, les personnages donnent matière à discuter. » Les deux idées sont liées à la lecture, mais portent sur des effets différents. Nous pouvons conserver la locution, ou écrire : « D’autre part, les personnages donnent matière à discuter. » Si Léa préfère insister sur l’accumulation des bénéfices, elle peut choisir : « De plus, les personnages donnent matière à discuter. » Le message reste proche, mais l’accent change.

La place du connecteur demande aussi de l’attention. « Également » se place souvent après le verbe ou en fin de groupe : « Les élèves étudient également les illustrations » ; « Ils étudient les illustrations également » est possible, mais peut paraître moins fluide selon le contexte. « Aussi » peut se placer près du verbe, tandis que « par ailleurs » apparaît facilement en début de phrase, suivi d’une virgule. Dans une rédaction, la ponctuation aide le lecteur à reconnaître le lien logique.

Comparons trois formulations autour d’une activité de lecture :

  • Ajout simple : « Le club lit des contes ; il choisit aussi des bandes dessinées. »
  • Nouvel aspect : « Le club lit des contes. D’autre part, il apprend aux enfants à présenter un livre. »
  • Argument renforcé : « L’activité est gratuite ; qui plus est, les familles peuvent emprunter les ouvrages. »

Ces exemples pratiques montrent pourquoi les expressions ne sont pas interchangeables à volonté. Dans la première phrase, « qui plus est » donnerait une intensité excessive à une simple information. Dans la troisième, « également » resterait grammatical, mais rendrait l’argument moins appuyé. Le connecteur adéquat traduit l’intention de la personne qui écrit ; il ne sert pas uniquement à décorer le paragraphe.

Un exercice utile consiste à surligner les connecteurs d’un texte, puis à noter la relation qu’ils expriment : cause, opposition, conséquence ou ajout. Nous pouvons ensuite remplacer une expression par deux options et lire les variantes à voix haute. Si le raisonnement devient plus fort, plus neutre ou plus distant, nous avons identifié une nuance de registre ou d’argumentation. Cette pratique fonctionne avec un devoir, un courriel professionnel ou une présentation orale.

Léa peut enfin relire son texte en supprimant temporairement chaque connecteur. Si la relation entre ses idées devient difficile à suivre, elle a besoin d’un lien explicite. Si le passage reste parfaitement clair, elle peut parfois alléger la phrase. Un connecteur efficace éclaire la pensée sans attirer toute l’attention sur lui.

Éviter les remplacements maladroits

La principale erreur consiste à traiter les synonymes comme des pièces que l’on peut échanger sans examiner leur fonction. « Par ailleurs » et « ailleurs » se ressemblent, mais n’ont pas toujours le même emploi. Dans « Le centre propose par ailleurs des ateliers », la locution ajoute un service à la présentation. Dans « Les enfants jouent ailleurs », l’adverbe indique un autre endroit. Remplacer la première expression par « ailleurs » changerait le sens et donnerait une phrase étrange.

Une autre difficulté concerne « d’autre part ». Cette formule est particulièrement nette lorsqu’un texte répartit ses idées en deux volets : « D’une part, les livres développent le vocabulaire ; d’autre part, ils invitent à imaginer. » Si nous n’avons présenté qu’un seul point et qu’aucune structure en deux parties n’est suggérée, son emploi reste possible, mais peut sembler trop organisé. « Par ailleurs » permet alors d’introduire un aspect supplémentaire avec plus de souplesse.

« Au demeurant » s’emploie dans un registre plus soutenu et peut introduire une observation complémentaire, souvent présentée comme un élément à prendre en compte dans l’évaluation d’un sujet. La phrase « Au demeurant, cette méthode reste facile à mettre en place » apporte une nuance réfléchie. Dans un message destiné à des enfants, le ton peut sembler trop formel ; « Par ailleurs, cette méthode est facile à mettre en place » paraît plus accessible. Nous devons choisir une expression adaptée à la personne qui lira le texte.

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« Par surcroît » et « qui plus est » ajoutent une nuance d’intensification. Ils conviennent mieux lorsqu’un fait vient renforcer un argument déjà positif ou négatif. Par exemple : « Le trajet est court et, qui plus est, le musée organise un atelier gratuit. » L’atelier gratuit renforce l’intérêt de la sortie. Dans une simple énumération sans enjeu, cette insistance pourrait paraître emphatique ; « également » suffirait.

Il faut aussi éviter d’empiler les connecteurs. Une phrase comme « De plus, par ailleurs, la bibliothèque propose également des jeux » multiplie les marqueurs du même type. Le lecteur comprend l’ajout dès le premier. Nous pouvons alléger ainsi : « Par ailleurs, la bibliothèque propose des jeux » ou « La bibliothèque propose également des jeux ». Une seule formule bien choisie donne une phrase plus nette et un rythme plus agréable.

Pour accompagner un enfant dans cette révision, nous pouvons lui poser trois questions simples : « Ajoutes-tu une information ou changes-tu de point de vue ? », « Veux-tu insister sur ton nouvel argument ? », « Ton expression correspond-elle au ton du texte ? » Ces questions l’aident à justifier son choix au lieu d’apprendre une liste par cœur. Un élève qui comprend que « qui plus est » renforce un argument saura mieux l’utiliser qu’un élève qui le remplace mécaniquement par « par ailleurs ».

La relecture gagne à porter sur le sens avant la correction de surface. Nous vérifions d’abord que les propositions s’enchaînent correctement, puis nous ajustons le registre et la ponctuation. La variété améliore le style seulement lorsqu’elle reste fidèle à l’idée exprimée.

Cette attention aux nuances rend les textes plus précis ; il reste à construire une méthode de révision que nous pouvons réutiliser dans tous les écrits.

Enrichir ses textes durablement

Pour éviter les répétitions, nous pouvons varier les connecteurs tout en gardant une progression claire. Un texte qui répète « par ailleurs » à chaque paragraphe finit par donner une impression de formule automatique. À l’inverse, remplacer cette locution par des expressions plus rares sans raison rend le style artificiel. L’objectif consiste à choisir un mot adapté au lien logique, puis à varier uniquement lorsque le contexte le permet. Une phrase précise vaut mieux qu’une succession de synonymes recherchés.

Un dictionnaire des synonymes est un outil de recherche, pas un arbitre final. Il nous propose des pistes, mais nous devons vérifier le sens, le niveau de langue et la construction. Par exemple, « en addition » peut se rencontrer dans certains contextes, mais « de plus » sera généralement plus naturel dans une rédaction courante. De même, « au surplus » possède une tonalité plus soutenue que « aussi ». La lecture d’exemples complets permet de voir comment une expression s’insère réellement dans une phrase.

Nous pouvons transformer la rédaction en petite enquête. Léa relit son paragraphe et encadre les idées principales : la lecture enrichit le vocabulaire ; les histoires nourrissent l’imagination ; les échanges aident à écouter les autres. Elle identifie ensuite la relation entre chacune. Les deux premières sont des bénéfices que l’on ajoute ; la troisième ouvre un aspect social. Elle peut donc écrire : « La lecture enrichit le vocabulaire et nourrit l’imagination. Par ailleurs, les échanges autour des histoires aident les enfants à écouter les autres. » Le connecteur accompagne une transition réelle.

La même démarche aide à éviter les répétitions dans un texte scolaire. Si « de plus » apparaît trois fois dans un paragraphe, nous pouvons conserver une occurrence et reformuler les autres phrases. Une phrase peut commencer par « Les élèves apprennent également à… » ; une autre peut intégrer l’ajout sans connecteur : « Ils découvrent aussi de nouveaux auteurs. » La variation ne doit pas devenir une obligation à chaque ligne : la cohérence du propos passe avant la recherche de diversité.

Pour guider une révision à la maison ou en classe, nous pouvons utiliser cette courte procédure :

  1. Repérer les idées : résumez chaque phrase en quelques mots, comme « vocabulaire », « imagination » et « écoute ».
  2. Nommer le lien : indiquez s’il s’agit d’un ajout, d’un autre aspect ou d’un argument renforcé.
  3. Tester deux options : remplacez la locution par deux synonymes possibles et lisez les phrases à voix haute.
  4. Relire le paragraphe : vérifiez la fluidité, la ponctuation et l’absence de répétitions inutiles.

Ce travail donne aussi l’occasion d’enrichir le vocabulaire actif. Quand nous rencontrons « par ailleurs » dans un article, nous pouvons observer son rôle précis au lieu de mémoriser seulement l’expression. Est-elle suivie d’un autre argument, d’une précision ou d’un changement d’angle ? En relevant quelques exemples, nous constituons une collection de modèles réutilisables. Cette démarche est particulièrement utile aux élèves qui connaissent des mots proches, mais hésitent à les employer dans leurs propres textes.

Dans les écrits professionnels, la même règle s’applique. Un courriel peut annoncer une décision, puis ajouter une information pratique : « La réunion aura lieu jeudi à 14 heures. Par ailleurs, le compte rendu sera envoyé le lendemain. » Si l’information est directement liée à la première, « également » peut convenir : « Le compte rendu sera également envoyé le lendemain. » Une nuance de vocabulaire suffit parfois à rendre le message plus lisible et plus accueillant.

La maîtrise de ces expressions se construit par l’observation, l’essai et la relecture. En choisissant entre « également », « aussi », « d’autre part », « au demeurant », « par surcroît » ou « qui plus est », nous faisons apparaître la structure de notre raisonnement. Le meilleur synonyme est celui qui aide le lecteur à suivre exactement le chemin de nos idées.

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